Agapé dans mon canapé

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Tag - Second degré

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Araignée Homme, Araignée Homme

Pendant les vacances de noël Guinguin Quinquempoix, comme beaucoup de gens, a entendu parler d'un flim qui se serait appelé Avatar. Sa nièce en parlait souvent en disant que c'était une formidable épopée initiatique tournant autour de la métaphore animiste, avec un heros pétomane. Pas en ces termes, bien sur, c'était plutôt "Avatar c'est 'eu mait' du vent !"

Longtemps il s'est dit que ces gamineries n'étaient pas pour lui, mais voila, Guinguin n'a pas d'amis, et le soir du réveillon de noël, vu qu'il est tout seul attendu qu'il s'est faché avec sa soeur (faut dire qu'il avait traité la petite manon de demeurée parce qu'a trois ans elle ne comprend rien à la numismatie), il se dit, dans un élan d'esprit de Noël, "foutrechantre, j'irai bien me faire une petite toile".

Le voila rendu au pathé du paté (de maisons, il habite intra muros, où les cinemas et les mac-dos sont plus nombreux que les 2 pièces meublés)
pour voir la séance en 3D, mais en français. Diable pauvre homme, il est sur les rotules quand il voit que le prix de la place est équivalent au prix de la pièce de deux roupies de 1924 qu'il vient d'acheter avec le reste de ses économies du treizième mois.

Aussi, il reprend le long chemin qui le ramène chez lui (chez le megalopolitain moyen, une distance de plus de 100m se fait en taxi, et les vélibs ne circulent pas sur la neige) et se pose morosement devant l'ordinateur.

"Mais ! " s'écrie-t-il plusieurs fois étant donné que l'écho des grands pièces vides lui répond "c'est bien sur !"

Ce qui est bien sur, c'est qu'on pouvait trouver des flims sur internet, qu'il a pour chiner sur ebay, a-t-il entendu. Sitôt dit, sitôt fait, il va sur yahoo answers et demande "comment fait-on pour télécharger un film sur le web".

Un grammar nazi qui passait par la lui répond immédiatement, et fort à propos, même si c'est à côté de la plaque, "En français on dit toile, et pas web" (si si, c'est marqué là ).

Et c'est dans ce moment d'épiphanie que Guinguin vient de réaliser quelque chose : dans leur recherche effrenée de protection de la langue française, les torche-culs neologisateurs ont réussi à sauver notre bel argot.

Car si on a de moins en moins les moyens de se faire une toile, on peut enfin, et toujours se faire une toile :)

Civière et coups du lapin

Or donc monsieur Raphael (qui a l'air d'un ange, mais en fait c'est un diable de l'amour il parait) nous gratifie parfois, au détour d'un matin morne ou tu voulais boire un nesquik pour te réveiller mais, tant pis, il y a toujours des bons blogs, nous gratifie donc parfois (faut que j'arrête de m'interrompre), NOUS GRATIFIE PARFOIS ET TA GUEULE MAINTENANT, donc d'une analyse profonde des plus belles paroles de nos chansonniers préférés.

Et il s'avère qu'aujourd'hui, essayant d'egayer ma journée, qui manquait quand même un tout petit peu d'homosexualité discrete (par exemple pas comme Christian Clavier dans la cage aux folles), je retourne me tirer un sourire botoxé aux bons mots en lisant ses petites productions.

Ne voila-t-il donc pas qu'il nous a offert un grand texte ? En repensant à la puissance de ces paroles j'en ai encore des frissons, mais permettez Pluto


Les lapins
Paroles Raphaël Chabloz
Musique Guido Bontempi
12 semaines numéro 1 du top 50 scandinave

 
Déjà on sent l'effet d'annonce. En effet Guido Bontempi était, et on ne le dit jamais assez, le fidèle compagnon de Bernard Minet lui même !

Ecrire des chansons c’est pas facile



Tu m'étonnes, à chaque fois je me plante, personnellement. Un truc de dingue, je voudrais faire des trucs joyeux qui mettent du baume au coeur mais TF1 pense déjà à utiliser certains de mes tubes à la place des reportages sur l'insécurité avant les prochaines élections. Saluons donc l'effort.

Il faut trouver des tas de rimes
Des métaphore pas trop futiles



Grosse différence avec la poésie en fait. Le poète espère être immortel et compris dans 150 ans, ebahissant un professeur de français de 4° "non mais vous vous rendez compte ? Personne ne l'avait vu, mais la référence au St Nectaire qui est lentement distillée dans le texte est en fait un cri de protestation contre la dévaluation des écrans plats à l'époque".
Si tu fais de la chanson, il faut absolument que tu sois au top des charts avant que ton producteur te mette une Lorie sur le dos pour te remplacer, et donc faire de la métaphore qui claque d'entrée. Déjà, Papillon de Lumière c'était un peu trop dur pour le public français qui n'a pas compris le talent de Cindy Sanders

Un peu comme dans un conte de Grimm



Pareil, quand je raconte des histoires et que je suis bourré à la bière, je fais des métaphores, mais pas trop sur les futs, sauf pour signifier leur manque de contenance.

Parler d’amour c’est toujours bien
Parce que les gens aiment bien l’amour



A part le Schtroumpf grognon et Madame de Fontenay. Mais oui, parler d'amour c'est toujours bien, et on sent que l'auteur veut développer par là qu'il aime déblatérer sa misère quand il se bourre la gueule avec ses potes une fois qu'il s'est fait plaquer.

Et que ça fait pleurer comme un chien
Et que ça rime avec tambour



Le Tambour étant un bar de Montmartre, coin où les poètes aiment aller pleurer pleins de bière. Même les poètes helvètes donc.

Refrain:
I should rather write in english
Nobody would know what i say


je devrais plutôt écrire en anglais, personne ne saurait ce que je raconte

Oui, mais tu n'es pas jamaicain, ta chanson on comprends rien quand tu la chantes en anglais


But i speak it like a quiche



Mais je le parle comme une ouiche

Exercice difficile revenant sur la difficulté de l'écrivain. Ici dans un grand élan d'humilité, l'auteur nous fait part d'une faiblesse de plus, un peu comme un Zizou qui dit que c'est pas lui, c'est le collectif. On note également la référence à la chanteuse Lorie, qui s'appelle en réalité Laurène, comme la quiche.

And i don’t know what i say
Oh yeah baby
All people sings in Shakespeare’s tongue
As easily than on a beach wih tongs

Et je ne sais pas ce que je dis, oh je jouis, tous les gens chantent dans la langue de Shakespeare aussi facilement que sur une plage en tongs.

C'est à dire qu'effectivement, avec quelques verres dans le nez, on parle l'anglais avec la bouche un peu pateuse et la langue qui claque, un peu comme la sensation de marcher en tongs sur la plage

But maybe they are bluffing
Or something

Mais peut etre qu'ils bluffent, ou quelque chose.

Finir ses phrases devient difficile aussi, mais reprenons la suite pleins d'enthousiasme !

Ou sinon, on peut dénoncer
Des injustices ou son voisin

Il est à noter que Raphael a une excellente connaissance de la politique française actuelle, dans laquelle la dénonciation est bonne a tous les prétextes, y compris à refaire des élections dont tout le monde se fout pour remplacer le plus egotiste des dirigeants d'un parti dont tout le monde se fout.

Et on finit aux Enfoirés
Chez Ruquier ou dans un sapin

Jolie métaphore futile pour dire que si on est délateur, on finit soit à l'UMP si on est dans le showbusiness , soit avec un pied dans la tombe si on bosse dans l'assurance et protection particulière parallèle au bord de la méditerranée.

Le truc sympa c’est l’name dropping
Audrey Tautou, Melvil Poupaud

T'as vu le joli chiasme intravers à l'hémistiche ? totou poupo ? C'est à ce genre de petits détails qu'on trouve les grands écrivains. Le name dropping, quand a lui, est un vieu jeu inventé bien avant tetris (block dropping) ou Tex Avery (droopisme). Il consiste a attirer les oreilles d'autres gens en parlant d'eux dans un contexte ou il n'en ont rien à foutre. Ici, une jolie métaphore futile pour dire qu'il est difficile d'être un artiste et qu'il faut un peu se prostituer auprès de ses pairs.

L’autre truc sympa c’est le camping
En forêt, mais en chanson pas trop

Refrain

Moi j’aime bien les chansons françaises
Qui parlent de trucs du quotidien

Plus facile à déchiffrer qu'une prose de cet accabit. Et puis ce que l'auteur ne dit pas c'est que c'est à la fois le fond de commerce de son blog, et sa technique de drague préférée. ("tu sais que je comprends exactement ce que veut dire Roch Voisine quand il parle de sable ?")

La recette de la mayonnaise
Ou celle des trucs du quotidien

Notez au préalable la rime richissime que l'auteur nous offre "trucs du quotidien / trucs du quotidien", ca fait au moins... 7 sons en comptant la diérèse ! Je vous met au défi de faire aussi bien !

La recette de la mayonnaise est un sujet trop peu abordé en chanson, et on retrouve la encore la métaphore futile sur la technique de l'écrivain, parce qu'une chanson bien tournée prend comme une mayonnaise. Cela ne veut pas dire qu'une chanson mayonnaise est une chanson bien grasse, dans ces cas là, on préfère un fut de Grimm et du saucisson, mais je suppose que vous avez suivi.

Ecrire des chansons c’est pas facile
En attendant de faire fortune
J’vais agiter ma grosse sébile
Et demander à la lune

Et il termine sur un mot recherché (lune, pas sébile, sébile c'est débile), une belle métaphore futile fleurant bon la référence à Richard Cocciente et Luc Plamondon, ainsi qu'à, mais un peu moins, Bob Morane.

Au final c'est une bien jolie chanson, traitant comme si t'avais filé ton fut' métaphoriquement des douleurs et des difficultés de l'écrivain. Dans 150 ans, peut être que quelqu'on comprendra à quel point mentionner la mayonnaise était génial.

Genesis, et autres groupes des vieilles années

Un jour que le bon Dieu était tranquillement de se dorer le coin du lard sur une petite plage peinarde sur les bords de l'Euphrate, le ventre plein après s'etre boulotté un bon croissant fertile de chez Paul, il tomba nez à nez avec Grubeuk et sa troupe de chasseurs.

Sept fléaux plus tard, une fois qu'il eu bien fait comprendre qui il était, et que la bande de pécores se fut agenouillée devant lui, il consentit, plus par curiosité qu'autre chose à discuter avec eux.

Il aurait aimé une discussion marante sur le dernier bouquin de Nietzche qui prétendait qu'il était mort, mais au lieu de ça, la principale préoccupation de ses interlocuteurs se posa en ces termes

Quelle est la réponse à la vie, l'univers, et tout le reste ?

A ce moment là, il se dit qu'il aurait bien répondu 42, mais qu'il aurait été le seul à comprendre la blague. Aussi s'arma-t-il de patience.

- Si je comprends bien, vous aimeriez savoir comment j'ai créé le monde et l'homme ?

- Ah ouais, ouais, c'est ça !

- Bah ça doit pas être trop difficile. Vous avez inventé quoi récemment ?

- AH ! Tu vas être trop fier de nous, on vient de trouver le "ouille c'est chaud mais ca rend la viande mangeable et ça fait peur aux bestiaux"

Dieu se rendit compte qu'on n'avait pas encore inventé l'académie française, et qu'avec des gars qui venaient de découvrir le feu, la physique quantique, la théorie des supercordes et la relativité générale, c'était pas forcément gagné. Il décida donc, à l'instar d'un pigiste de Science et Vie Junior, de vulgariser.

- Bon, bah alors au début, voyez, il n'y avait rien. Mais alors rien du tout, même pas un restau qui fait des douroums au coin de la rue, et les épiciers arabes n'existaient pas encore. Je vous raconte pas quand le frigo était vide. Bref. Et là j'ai fait une grande explosion de lumière pure. Classe hein ?

S'ensuivit un long silence. Et un des braves gars présents, dont l'histoire n'a pas retenu le nom, surtout parce qu'il a été foudroyé juste derrière (je rappelle que jusqu'a ce qu'il devienne papa et qu'il se calme, Dieu n'était pas connu pour sa patience) (note : les nuits de deux heures, ca fait également évoluer la maturité des divinités visiblement), de remarquer

- Euh... C'est tout ?

Une fois qu'il se fut brièvement énervé, Dieu reprit

- Ah mais non, c'est pas tout. C'était calibré juste comme il faut, histoire qu'a un moment donné, beaucoup plus tard, on ait au moins une atmosphère, enfin un ciel, dans laquelle pourrait se développer la vie. Ca demande de la finesse dans l'explosion ces machins là. Et puis une planete c'est pas facile. Tenez, pour que la votre elle ait pas que de l'eau uniformément, fallait quand même un bon mécanisme de tectonique de plaques... Euh enfin que la terre sorte de l'eau quoi, en faisant des montagnes.

Bizarrement, la bande de super primates fut satisfaite de cette réponse. En y réfléchissant à deux fois a posteriori, Dieu s'est souvent dit qu'il aurait du passer un peu plus de temps dans les explications.

- Oui alors, bon, mais la vie ?

- Et bah j'y viens ! Alors voyez, l'eau, tout ça, c'est pratique, parce qu'on peut y faire des choses vachement compliquées, comme par exemple faire apparaitre les formes de vie les plus simple, mais il en faut des paquets pour que ca marche ! Bon, ensuite, avec un petit machin marrant que j'ai inventé, que j'appelle l'Evolution, et bah toute cette vie qui grouille elle devient plus complexe.

- Pô compris, lo...

- Bon, alors je vais faire un exemple simple. Prenez l'homme, qui est une forme assez complète et pratique pour que moi même j'y ressemble quand je me ballade sur terre, ces pouces opposables c'est quand même génial. Au début, ca part d'un n'importe quoi, ça pourrait être de la boue par exemple, et petit a petit, dans cette boue il y a des choses qui se transforment, pour devenir des protéines, et puis de l'ADN. ADN ? Non ? Vous avez pas encore inventé la biochimie ?

- Qué ?

- O... K... Euh bah... Ce qui fait la vie quoi.

Dieu fut satisfait de voir l'étincelle de la compréhension soudaine briller dans le regard de ses interlocuteurs.

- Ah ouais, ok, ok. Mais alors pour la mort ?

- Euh bah c'est un mécanisme simple, qui s'exécute en mode daemon...

- Un démon c'est la mort ?

- Euh ouais, des fois, mais pas tout le temps, arrête de m'interrompre ! Bref, je backupe un peu, je regarde les gens obsoletes, et je fais une petite purge, ca permet au mécanisme d'évolution de bien tourner, tu vois.

- Euh non... Backup c'est quoi ?

- Ah purée, c'est vrai, c'est pas encore l'ère de l'informatique. Bref, je mets de coté certaines personnes.

- Aaaaaaaaaaaaaaah !

- Bon, les petits gars, c'est pas que je m'ennuie avec vous, mais il est quoi ? Oh purée, préhistoire déjà ? se dit Dieu pour qui une seconde fait des milliers d'années. Bah va falloir que je vous laisse.

Et il allait s'en retourner à son omniscience quand il eut soudain un éclair de doute

- Euh attendez les gars... Vous avez pas inventé l'écriture ?

- Léquoiquoi ?

- Ah ouais, donc vous avez pas de quoi noter ce que je vous ai dit ?

- Euuuuh si, on fait des peintures, et on se raconte des histoires au coin du feu... Z'allez voir comment les potes ils vont être contents quand on va leur raconter tout ca !

Le tout puissant vint sentir à ce moment la un mal de tête de tous les diables, d'ailleurs il fallait pas trop qu'il tarde, vu que ce dernier avait tendance à un peu reluquer le trône ces derniers temps.

- Bon, bah j'omniscie que vous allez dans quelques temps m'inventer le téléphone arabe, alors. Avant même de m'inventer les arabes, c'est dire.

Et Dieu ne s'était pas trompé. Le temps que la première version de son best seller sorte dans tous les rayons de la Fnac de Babylone, ce qu'il avait raconté était devenu ceci :

Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.

2La terre était sans forme et vide, et l'obscurité couvrait l'océan primitif. Le souffle de Dieu se déplaçait à la surface de l'eau.
3
Alors Dieu dit : « Que la lumière paraisse ! » et la lumière parut.

4
Dieu constata que la lumière était une bonne chose, et il sépara la lumière de l'obscurité.

5
Dieu nomma la lumière jour et l'obscurité nuit. Le soir vint, puis le matin ; ce fut la première journée.

6
Dieu dit encore : « Qu'il y ait une voûte, pour séparer les eaux en deux masses ! »
7Et cela se réalisa. Dieu fit ainsi la voûte qui sépare les eaux d'en bas de celles d'en haut.
8
Il nomma cette voûte ciel. Le soir vint, puis le matin ; ce fut la seconde journée.

9
Dieu dit encore : « Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un lieu unique pour que le continent paraisse ! » Et cela se réalisa.

10
Dieu nomma le continent terre et la masse des eaux mer, et il constata que c'était une bonne chose.

11
Dieu dit alors : « Que la terre produise de la végétation : des herbes produisant leur semence, et des arbres fruitiers dont chaque espèce porte ses propres graines ! » Et cela se réalisa.

12
La terre fit pousser de la végétation : des herbes produisant leur semence espèce par espèce, et des arbres dont chaque variété porte des fruits avec pépins ou noyaux. Dieu constata que c'était une bonne chose.

13
Le soir vint, puis le matin ; ce fut la troisième journée.

14
Dieu dit encore : « Qu'il y ait des lumières dans le ciel pour séparer le jour de la nuit ; qu'elles servent à déterminer les fêtes, ainsi que les jours et les années du calendrier ;

15
et que du haut du ciel elles éclairent la terre ! » Et cela se réalisa.

16
Dieu fit ainsi les deux principales sources de lumière : la grande, le soleil, pour présider au jour, et la petite, la lune, pour présider à la nuit ; et il ajouta les étoiles.

17
Il les plaça dans le ciel pour éclairer la terre,

18
pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière de l'obscurité. Dieu constata que c'était une bonne chose.

19
Le soir vint, puis le matin ; ce fut la quatrième journée.
20Dieu dit encore : « Que les eaux grouillent d'une foule d'êtres vivants, et que les oiseaux s'envolent dans le ciel au-dessus de la terre ! »
21
Dieu créa les grands monstres marins et toutes les espèces d'animaux qui se faufilent et grouillent dans l'eau, de même que toutes les espèces d'oiseaux. Et il constata que c'était une bonne chose.

22
Dieu les bénit en disant : « Que tout ce qui vit dans l'eau se multiplie et peuple les mers ; et que les oiseaux se multiplient sur la terre ! »

23
Le soir vint, puis le matin ; ce fut la cinquième journée.

24
Dieu dit encore : « Que la terre produise toutes les espèces de bêtes : animaux domestiques, petites bêtes et animaux sauvages de chaque espèce ! » Et cela se réalisa.

25
Dieu fit ainsi les diverses espèces d'animaux sauvages, d'animaux domestiques et de petites bêtes. Et il constata que c'était une bonne chose.

26
Dieu dit enfin : « Faisons les êtres humains ; qu'ils soient comme une image de nous, une image vraiment ressemblante ! Qu'ils soient les maîtres des poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et sur la terre, des gros animaux et des petites bêtes qui se meuvent au ras du sol ! »

27
Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même ;

il les créa homme et femme.

28Puis il les bénit en leur disant : « Ayez des enfants, devenez nombreux, peuplez toute la terre et dominez-la ; soyez les maîtres des poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et de tous les animaux qui se meuvent sur la terre. »
29
Et il ajouta : « Sur toute la surface de la terre, je vous donne les plantes produisant des graines et les arbres qui portent des fruits avec pépins ou noyaux. Leurs graines ou leurs fruits vous serviront de nourriture.

30
De même, je donne l'herbe verte comme nourriture à tous les animaux terrestres, à tous les oiseaux, à toutes les bêtes qui se meuvent au ras du sol, bref à tout ce qui vit. » Et cela se réalisa.

31
Dieu constata que tout ce qu'il avait fait était une très bonne chose. Le soir vint, puis le matin ; ce fut la sixième journée.

Ca, et une histoire annexe d'homme boue et de femme côte, probablement parce que Grubeuk était un tantinet macho.
Il se dit qu'il descendrait bien un coup pour parler à l'éditeur, mais il avait déjà des armées à diriger, une nation à construire, des prophètes à brieffer, une guerre dans les cieux, et plus tard un fiston à engendrer. De toute façon, le temps qu'ils inventent Max Plank et Albert Einstein, et selon les prévisions des incas, qui étaient les moins cons de cette bande de demeurés, on en serait qu'a un petit siècle de la fin des temps de toute façon.

Non, ce qui le vexa probablement le plus, c'est qu'ils aient été imaginer qu'il avait conçu l'univers en 6 jours chrono comme on cuirait une pizza Sodébo, alors qu'en bon cuisinier, il sait que c'est meilleur quand on prend son temps pour faire les choses bien.

Vices & prohibitions

- Ca faisait un moment dis donc ! Entre, entre ! Ou t'étais passé ?
- Bah en Angleterre figure toi ! D'ailleurs, j'ai pensé à toi, je t'ai ramené un petit truc qui te fera plaisir !

J'étais content de revoir Eric. On était amis du lycée, et nous nous étions perdus de vue depuis quelques années. Je le fais entrer, et lui fais le tour du propriétaire. Lorsque nous arrivons dans mon bureau, il semble estomaqué. Je peux comprendre pourquoi, ma collection est de toute beauté, et un peu particulière. Carafes et verres Baccarat et Louis Philippe, tous datés du début du 19° siècle, tirs bouchons thématiques, une jolie diversités de taste-vin, et j'en passe.
Et Eric de jeter

- Et bien ! Si j'avais su ! Tu vas être d'autant plus content, tu vas voir ! Si tu savais la frousse que j'ai eue à la douane !

Il se penche sur son sac, l'ouvre avec force précautions et en tire ce qui semble être une bouteille enroulée dans du papier journal pour "faire discret". Je tique intérieurement en pensant savoir. Un pincement me serre le coeur quand je vois son regard plein d'attentes d'une joie que je n'aurais sans doute pas. Je sors doucement la bouteille de son papier et la regarde en feignant être un connaisseur ravi.
Ce que je ne suis pas. Ravi, j'entends, connaisseur est une autre affaire. La bouteille contient un liquide d'un beau rouge/violet bien chimique, et sur l'étiquette, un Bacchus espiègle danse en tenant à la main une feuille de cannabis. "Chateau Satyre"... Tout un programme.

- Tu permets que je le débouche ? Histoire que je me fasse une idée, et que nous le dégustions ensemble tout à l'heure ?
- Ah oui, fais, fais, mais pour ma part je touche pas à ça, je resterai à l'absinthe à l'apéro si ça te dérange pas.
- A l'apéro ? Tu ne veux pas le boire en mangeant ?
- En mangeant ? La bas on prenait ça en apéritif ou en digestif ! Plus en digestif d'ailleurs

Et bien, mon amie, on va être condamnés à une vie de couple tous les deux. Je débouche la bouteille qui, bien qu'en verre a un vulgaire bouchon en plastique, et laisse monter les arômes. Ouais, c'est ça. De l'alcool de cidre, du jus de raisin, et un colorant... Le cannabis est là juste pour l'argument commercial. C'est un peu le drame, ces dernières années. Un abruti a voulu réinstaurer le mythe du vin, qui a été interdit pendant un siècle et demi en France et autres pays européens, et a inventé toute une histoire comme quoi ca a toujours été une grande production en Angleterre. Bien sur,  ils ne sont pas posé beaucoup de questions sur ce qu'était vraiment le vin, et ont brodé un truc autour du principe de l'alcool et du raisin, et de la belle couleur bordeaux chantée par les poètes.
Ils ont surfé sur le côté un peu sulfureux, rapprochant ça de Pan, Dyonisos, les bacchanales, oubliant complètement ce qu'a été le vin dans la culture française pendant des siècles. Et ce n'est pas la pire des inventions commerciales...

- Tiens, dans tout ton matériel, tu n'as pas les pipes ?

Ah, quand on parle du loup... Le vin flambé dans la pipe à Cognac...

- Euh... Non ? Tu sais, à l'époque ca se buvait dans un verre normal, un verre à vin. Comme ceux là par exemple. Et on ne l'allumait pas. Simplement parfois, selon les cépages, il fallait un peu le laisser décanter, ou l'ouvrir à la bonne heure par exemple, ou le servir à la bonne température. C'est à ça que servent les carafes à décanter, que tu vois là, ou bien les thermomètres, dans le coin là.

- Mais, tout ce matériel... Tu l'utilises pas hein ?

Je soupire, et vais contre le placard à portes coulissantes de mon bureau. Je fais glisser la porte de gauche, pour révéler ma cave personnelle.

- Bien sur que si mon cher, dis-je dans un grand sourire, je suis un connaisseur !
- Mais c'est pas du vrai ?
- Si, si, du vrai vin français, produit de nos jours par des petits viticulteurs passionnés.
- Non, mais je veux dire, c'est pas du vrai, au sens ou je sais qu'on en vend, mais il est trafiqué, ils ont enlevé le truc dangereux là... Comment ça s'appelle ?
- Les tannins ?
- Oui, voila, les tannins !
- Tu sais, c'était l'argument pour faire interdire le vin, ça et l'alcoolisme rampant à l'époque, sans oublier les autres raisons, mais il a été prouvé qu'il en faudrait une sacrément large quantité pour te rendre ne serait-ce qu'un peu malade. Et les taux sont controlés en Europe. Oh, et ça, c'est ma fierté.

Je dis ça en pointant du doigt une bouteille d'un bon cru d'avant l'interdiction du milieu du XXI° siècle, que j'ai eue à un prix démocratique via un ami.

- Mais tu vas pas la boire ? Elle doit être empoisonnée, comme à l'époque !
- Ce n'est pas ce que disent les études. Pas pour un cru de cette qualité en fait. Et puis le problème c'est surtout qu'on craignait que les phyloxera, enfin les pucerons quoi, empoisonnent la vigne. Depuis on a prouvé que non. Mais non, je ne vais pas la boire, parce que je ne pense pas avoir le palais assez développé. Pas encore du moins.
- Ah tiens, pour y revenir, celle que je t'ai ramené, le vendeur m'a dit que c'était celle qui était la plus forte en tannins.

Il me dit cela avec un petit air narquois, devant signifier, j'imagine "c'est avec ça que tu t'enverras le mieux en l'air". Je ne commente pas l'absurdité de la phrase. Et sentant que le débat s'enlise, je décide de quitter la pièce avec lui. Je ferai un cours une autre fois.

- Bon, viens, on va se poser sur la terrasse, les glaçons sont déjà dans les verres, on va se servir une petite verte. Tu m'excuseras, j'ai que de la verte d'apéro, et je trouve que servir avec les cuillers ça fait un peu "grand père"
- Pas de problème, je la bois noyée de toute façon.
- Bon alors Eric, l'Angleterre, raconte moi...

Ce billet m'a été inspiré par l'article suivant
http://www.wormwoodsociety.org/index.php?option=com_content&task=view&id=2&Itemid=214

Sourire

Il est des cadeaux que l'on offre
Et de cadeaux de la vie, sourire
Sourire à tout, parce que le sourire
Est le baume de l'ame le baume du coeur

La mort rigolarde elle même qui blanchira
Les os de nos cranes en rictus éternels
Mérite que dans la grande farce au lieu des larmes
Un sourire on lui accorde, elle est moins terrible.

Sourire parce que même si je ratais ma vie
Tant que lèvres élevées je ne rate que la mienne
Sourire parce que dans les moments gratuits de joie
C'est la seule réponse
Parce que dans les moments de peine
C'est la seule réponse
Et dans tous ces autres moments de silences de l'émotion
S'il faut ou non une réponse c'est celle que je choisis.

Sourire parce que j'offre,
Même si je n'ai rien que mes chaussures
Qu'un vieu chapeau et des vêtements élimés
Sourire parce que je peux offrir quand même

Sourire seulement pour sourire

Chaine alimentaire

Je ne peux pas résister à l'idée que je me fais de ma chere Mitt me demandant avec toute la féminité qui est infinie ainsi que les moyens d'en abuser dont elle sait faire preuve de concocter sous mots voilés un sonnet sur un sujet de fond pour un blog : une chaine.
Bien mon enfant, je vais te faire cela, d'autant que ta comparse de mauvais coups a appuyé ta demande.

Accrochez vous à votre fauteuil les enfants, voici le rappel des questions

  • Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout
  • Mes 3 aliments favoris.
  • Ma recette favorite
  • Ma boisson de prédilection
  • Le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait
  • Mon meilleur souvenir culinaire


Attention ca va etre bref et intense, si vous avez des questions, c'est en commentaires.
Et avant de commencer, je passe déjà le flambeau, alors, c'est pour Nim, Thanh, Mega, Karadoc, et le singe ! HAHAHA vous ne vous y attendiez pas hein ?
Ah, et toi qui te caches la bas au Japon... Pourquoi personne a pensé a toi ? Hein ? Comme si t'étais pas capable de faire ça en BD. Ouais, ok, je sors

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And take it all

Bon ok, ca m'a pris comme ça, ça devait finir par arriver a force de lire du Robin Hobb en anglais.
Je vous livre un poème de sur la piraterie... en english donc (soyez indulgents, c'est la première fois que je compose dans la langue de Shakespeare)
A consommer avec un petit Hoist the colours, je dirais edit : changé dryades par nereids, merci Sancho :)

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ANACOLUTHE - La licence

(a-na-ko-lu-t' ou a-na-ko-lu-tie) s. f. Terme de grammaire.

Ellipse qui consiste à employer un relatif sans son antécédent. Il y a une anacoluthe dans ce vers :

Je vais où va toute chose, c'est-à-dire dans les lieux où....

Tournure dans laquelle commençant par une construction, ou finit par une autre, comme dans ces vers de Cinna,

V, 1 : Toutes les dignités que tu m'as demandées, Je te les ai sur l'heure et sans peine accordées.

Etymologie
Terme grec composé d'une préposition privative et d'un mot signifiant qui suit (voy. ACOLYTHE)

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ESCAMOTAGE - L'escroc

ESCAMOTAGE

(è-ska-mo-ta-j') s. m.

L'art, l'action de l'escamoteur. L'escamotage accompli [un mouchoir dans lequel il y avait une lettre d'amour étant pris adroitement], M. de Livernois se redressa et passa outre d'un air calme, CH. DE BERNARD, la Chasse aux amants, 51.
Fig, Action de dérober subtilement. La loterie offre le hideux spectacle d'un gouvernement exerçant le plus vil des escamotages, et mettant l'innocence, le bien-être des hommes au misérable prix de quelques millions, MIRABEAU, Collection, t. IV, p. 249.

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