It just won't go away

Désolé les lecteurs, j'ai besoin de parler, même si je sais que ça ne va pas beaucoup m'aider.

Comme certains d'entre vous le savent, j'ai subi une agression devant chez un ami hier. Je vous rassure tout de suite, il y a eu plus de peur que de mal, les agresseurs ne m'ont pas blessé et n'ont rien réussi a prendre, parce que fou de peur et de colère, je ne les ai pas laissé faire, et mes appels à l'aide ont trouvé tout de suite une réponse. A l'ami en question, il peut remercier chaque fois qu'il les croise les habitants de son quartier, je ne peux pas dire à quel point je leur suis reconnaissant.

Voila comment je pense que s'est déroulée l'action. Je cherchais l'appart de cet ami, et je devais faire des courses à la supérette avant de passer chez lui. Donc j'ai regardé mon iPhone pour voir le plan, et je suis entré à la supérette. J'ai payé par carte, et celle ci a une jolie couleur brillante.

En sortant, je vais devant chez mon ami, je vois qu'il a un premier digicode sans interphone, donc j'appelle une autre amie qui l'a probablement vu que je n'ai pas son numéro. Cette amie me dit qu'elle arrive immédiatement. Et elle aime bien me surprendre, et m'attraper les yeux par derrière lui ressemble beaucoup.

Donc quand je sens qu'on m'attrape par derrière, je ne suis qu'a moitié surpris, jusqu'a ce que je réalise qu'on me ramène au sol. Je n'ai pas vu ce qui se passait, mais on m'a dit qu'ils étaient trois et qu'un me tenait les jambes. Celui la a du rentrer avec des bleus, parce que j'ai rué comme un sauvage.

Je tenais mon téléphone à la main, en pensant que c'est après cela qu'ils en avaient, mais un mec sure de lui me disait avec une voix confiante "bouge pas, bouge pas" et tentait de fouiller dans ma poche revolver. Continuant de frapper, j'ai pu dégager ma bouche et appeler à l'aide. C'est une femme du quartier qui a réagi en premier, frappant un des agresseurs. Tous les autres habitants ont débarqué illico, y compris un qui sortait de sa douche et a appelé la police. Mais personne n'a pu voir leur visage, ça s'est passé trop vite. Meme ma douce qui était avec moi n'a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait.

J'ai beau bien m'en sortir, cette scène me hante aujourd'hui. J'ai toujours pensé qu'en cas d'agression, je pourrais voir mon agresseur ou mes agresseurs, et que je ne me dégonflerais pas. Mais le fait d'avoir été pris dans le dos et d'avoir été impuissant quelques instants me serre le coeur. Je sais pas bien comment faire que ça passe. J'ai juste envie de vengeance ce soir. Et hier soir aussi d'ailleurs, mais je me suis trop imbibé pour que ca me hante sur le coup.

Je ressasse, et persiste à penser qu'il y avait un complice dans la supérette. Quelqu'un qui était près et qui a vu le code de ma carte. Il devait etre TRES près, parce que je fais des excès de précautions pour qu'on ne voie pas mon code. C'est la seule explication valable pour le fait qu'ils aient tenté à tout prix de prendre celle ci alors que j'avais un téléphone hors de prix en main, qu'il était probablement plus facile d'arracher.

Si quelqu'un a des conseils, je suis preneur.

Commentaires

1. Le dimanche, juin 14 2009, 23:57 par kerdekel

Moi, ça m'arrive tout le temps.
A Nation une fois, j'ai eu la lame d'un couteau à à peine une vingtaine de cm de mon ventre. Je m'en suis sortie, sans qu'il ne me pique rien (et franchement j'avais même pas de signe "ostentatoire") en hurlant et en l'insultant et en le repoussant violement. Ca a du le surprendre qu'un petit bout comme moi ait ce genre de réaction et il est parti, mais j'ai quand même eu le poignet foulé (celui qu'il me tenait en fait, il était un peu immense).
Dans la rue, je me balade armée, je sais TOUJOURS si il y a quelqu'un derrière moi (parceque je regarde et que je prête attention) et j'ai une réaction directe sur la défensive quand un inconnu vient me parler, prête à lui "sauter à la gorge" si sa demande est trop rentre-dedans (ça comprends beaucoup d'accostage de bites sur pattes).
Paranoïa, violence, méfiance, rage et haine, c'est mon lot quotidien quand je me balade dans la rue, surtout dans certain quartiers. Et tu ne dois surtout pas y tomber, ce sont des choses dont j'aimerai personnellement bien me passer, c'est très malsain. Je sais parfaitement qu'un jour, mes réactions -stupides mais malheureusement instinctives- ne marcheront pas sur un type moins lâche que les autres et ça me tuera.

Il y a eu plus de peur que de mal, et c'est juste ce qui compte. C'est passé. Et ça n'arrivera plus, parceque peut-être tu sera plus vigilant désormais (franchement payer par gold ds une superette à st-denis, sur le coup, tu te montre vraiment insouciant, sans vouloir te vexer. Même moi, j'aurai jamais été assez givrée pour ça. T'as pas une autre carte?).
Mais que tu veuilles à ce point entrer dans la spirale de la violence, c'est hyper malsain, et au fond de toi tu sais parfaitement que j'ai raison.
Ok, t'as envie de retrouver ces mecs et de les défoncer. Super. Ca va mener à quoi? Tu crois qu'ils recommenceront plus? Ca servira ptet à calmer tes nerfs. Bien. Mais t'aura toujours une peur au ventre. T'es en train de te faire dévorer par ta peur et la peur te fait devenir aggressif.
Cette peur, elle s'atténue à prendre un bon chocolat avec un pote, à discuter avec, à faire un calin....
Mais la violence à la violence, c'est une réponse stupide et je sais de quoi je parle.

Et n'oublie pas une chose. Cette aggressivité que tu montre, tes agresseurs ne sont pas là pour la voir, mais nous, tes amis, oui. Et je sais pas pour les autres, mais te voir parler de manière aussi haineuse, te voir choisir la violence, c'est même pas que ça m'effraie, c'est que ça me fait me sentir impuissante pour mon ami, que j'ai l'impression de ne servir strictement à rien, ça me brise un peu le coeur.
La violence, la vengeance ne fait pas de toi quelqu'un de fort. Dominer ta peur, oui. Le réconfort d'un ami, c'est une aide puissante à ça.

2. Le lundi, juin 15 2009, 08:01 par NiKo

En tant qu'ancien agressé, je me range à l'avie de Kerdie : laisse tomber, s'énerver de la sorte c'est vraiment leur accorder une importance qu'ils ne méritent pas.

Ressasser, c'est normal, ça te suivra encore quelques temps, puis ça te quittera progressivement. Laisse couler, acceptes l'idée de pas avoir eu de bol sur ce coup-là, et va de l'avant.

My two cents.

3. Le lundi, juin 15 2009, 21:56 par Aggelos (oui bah, forcément)

Merci a vous deux.

La bonne nouvelle, c'est que j'ai eu plein de soutiens. Je suis allé faire un dépot de plainte au commissariat aujourd'hui, j'ai mis au courant la famille nécessaire et suffisante (donc pas les parents).

J'ai grandi dans des quartiers comme l'Ile St Denis, c'est pour ca que me faire agresser comme ca, par derrière, je trouve ca absurde, complètement hors de ce que j'imaginais pouvoir m'arriver.

La ou j'ai grandi, la violence est nécessaire, c'est une affirmation sociale, point barre. Le simple fait qu'on me refuse même cette expression pour me mettre tout de suite dans une situation d'impuissance, c'est cela même qui me donne l'envie de l'exprimer plus fort.

Aussi doux et gentil que j'en ai l'air, j'ai frisé des conseils de disciplines parce que je mettais des raclées à ceux qui venaient me gonfler. C'est dans mon éducation et c'est pas forcément un comportement nouveau. Donc rassure toi Kerdie.

Et si je dois sacrifier une partie de mon "innocence" présumée pour avoir le droit d'avancer sans me retourner tous les 5 metres, et n'etre bien qu'adossé au milieu d'un mur, c'est un sacrifice que je ferais.

Pour l'instant j'ai besoin d'un exutoire pour laisser passer toute cette frustration. Et vu que je n'ai que des amis précieux, cet exutoire, je ne l'ai pas.

4. Le lundi, juin 15 2009, 22:26 par Timk

Et bien trouve toi un punching-ball. Ou fabrique en un.
Mais garde pas toute cette colère au fond de toi. Ca finira par te ronger :(

5. Le lundi, juin 15 2009, 22:38 par Fab

Offre-toi un punshing ball.
Tres efficace comme exutoire.
J'ai un pote qui est devenu flic, sur des coups comme ca.
Efficace aussi.
Mais un peu plus extreme.

6. Le lundi, juin 15 2009, 22:39 par fab

Timk, les grands esprits se rencontrent.
Comme les anes sur le chemin de l'abreuvoir...

7. Le lundi, juin 15 2009, 22:47 par kerdekel

Si t'en as deux.
La Commedia, et l'aïkido. ;)