Loi contre la cuisine à la maison

Il existe un problème en France qui a un besoin immédiat d'être régulé.

Les français cuisinent chez eux. Il est urgent d'interdire cette pratique dangereuse pour la santé publique, le patrimoine, et l'économie.

Une atteinte à la santé publique

Contrairement à la filière agro-alimentaire, ou aux filières de la restauration (rapide ou normale), les cuisiniers amateurs, pratiquant la cuisine à domicile, avec des produits d'origine non tracée, ne sont soumis à aucune règle d'hygiène.

Il est important de se rappeler que ces personnes, pirates culinaires comme on le verra plus tard, mettent à disposition de groupes nombreux (familles, amis), des produits dont l'incidence sur la santé n'est pas forcément nulle.

Ils peuvent par exemple mener à des épidémies de E. Coli (colibacille), de staphylocoques, ou peuvent avoir une influence à plus ou moins long terme.

La nourriture joue une place dans la santé, apportant de façon régulière différents éléments d'ordinaire qualifiés dans des produits dit "dispositif médicaux", comme le magnésium, le fer, le calcium, et différents oligo-éléments.

Voila pourquoi il est important de ne plus laisser s'installer une zone de "non droit" dans nos cuisines.

Une atteinte à l'économie

Ainsi qu'il l'est rappelé régulièrement, ce sont les entreprises qui font la richesse de la France.

La conception de repas à domicile porte atteinte directement aux métiers de la restauration et de la transformation alimentaire.

Chaque année, les restaurants et entreprises de la transformation alimentaire constatent un manque à gagner important lié à une importante frange de la population qui n'achète pas leurs produits, pour reproduire des plats identiques au sein de leur domicile.

Cet argent sert à alimenter des filières secondaires comme les maraichers maghrébins et les épiciers arabes. Qui ne nous dit que cela n'alimente pas en plus les filières terroristes ou le crime organisé ?

Tout cet argent qui ne va pas aux entreprises contribue par ailleurs à l'appauvrissement des filières des métiers de l'alimentation, contribuant de ce fait à la hausse du chômage en France.

Qui plus est, chaque recette est une oeuvre unique qui mériterait pleinement d'être couverte par la propriété intellectuelle en France, et on constate pourtant que bien des gens, chez eux, reproduisent des produits à l'identique, comme par exemple la purée, qui est pourtant le produit ayant fait la réputation de Joël Robuchon, patrimoine national.

Que dire également des gens qui reproduisent sans scrupules le fruit d'heures de travail de grands noms comme Trois Gros, Loiseau, Pic, Anton, etc... ? Sans parler des produits iconiques comme le Big Mac, le Mocha Latte, etc.

A l'heure où les autres industries de la propriété intellectuelle reçoivent l'appui du gouvernement pour protéger leur patrimoine, luttant efficacement contre le piratage informatique et la contrefaçon, il faut bien constater que ces mêmes délits sont pratiqués en toute impunité chaque jour par des millions de Français.

Une atteinte au patrimoine

Rappelons nous que sous l'élan du messianique Nicolas Sarkozy, depuis le 16 Novembre 2010, le repas gastronomique des français fait partie du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, protégé par l'UNESCO.

Comment, nous Français, à l'origine de ce cadeau à l'humanité, ne saurions nous pas en être responsable ?

Il est crucial que ce patrimoine soit géré comme tout patrimoine de l'humanité, avec un dispositif étatique garantissant que des préparations professionnelles comme la Poule au Pot (qui a sa place même dans notre histoire), ne soient jamais détériorées par des prestations d'amateurs.

Si le problème ne vous semble pas flagrant, alors que penser de la réaction des protecteurs du patrimoine niçois, comme Remembrança nissarda face à cette agression manifeste au patrimoine faite au sein de l'émission Master Chef, programme de propagande incitant les français à cuisiner chez eux. 

Comment pouvons nous consacrer l'identité française si, avec le temps et les pratiques, la population ne sait plus s'il y a ou non des lardons dans le Gratin Dauphinois ? Des légumes cuits dans la salade Niçoise ? Ce qui différencie la Soupe au Pistou du Minestrone ?

Prenons garde, en ne maitrisant pas bien le périmètre de l'identité culinaire française, cette identité peut se voir, comme avec le Minestrone, perdue dans des identités voisines.

Les propositions

Revalorisation de la filière des ustensiles

Aujourd'hui, des entreprises françaises comme Seb ou Moulinex ou Peugot sont en difficulté, car elles doivent lutter sur le marché des ustensiles pour particulier face à l'import chinois.

L'interdiction de la revente d'ustensiles de cuisine aux particuliers sur le territoire Français permettrait à ces entreprises de revaloriser leur offre sur le marché professionnel, en fournissant aux professionnels des outils de qualité, et en travaillant à agrandir leur offre afin d'offrir des machines de transformation issues de leur savoir faire reconnu dans le monde entier.

C'est également la garantie de ne plus avoir d'incidents dans les cuisines de particuliers liés à l'utilisation de produits de qualité moindre, cassants, imprécis, fragiles, peu efficaces.

Interdiction de la vente de matière premières aux particuliers

Dans un premier temps, la loi prévoira la disparition des marchés.

Il s'agit en effet de lieux dangereux, sur lesquels sont vendus et achetés des produits pour lesquels il est pratiquement impossible aujourd'hui de suivre la filière de qualité complète.

La libération de l'espace public, souvent gracieusement alloué, permettra de récupérer des ressources qui seront allouées à d'autres actions pouvant améliorer le budget des municipalités.

Dans un second temps, sera interdite toute vente de matière première alimentaire. Cela passera par la disparition des services spécialisés dans la délivrance de matières premières que cela soit en entreprise artisanale (boucher, maraicher, etc) ou en supermarché.

Les métiers associés ne disparaitraient pas, ils seraient intégrés à des filières de transformations innovantes et à la pointe, propulsant ainsi la France dans une position de leader mondial de l'agro-alimentaire.

Cela passera aussi par la transformation de certaines entreprises : ceux qui sont aujourd'hui bouchers/charcutiers/traiteurs ne seront par exemple pas fortement impacté par la disparition de leur activité à plus faible valeur ajoutée (la revente) au profit des autres activités. 

Elargissement des responsabilités de l'INPI et bourse à la propriété

L'Institut National pour la Propriété Intellectuelle (INPI) verra son effectif augmenté pour répondre à l'exigence d'accepter dorénavant plus facilement les recettes de cuisine comme propriété intellectuelle.

Cela permettra de

  • Développer l'innovation culinaire en France
  • Protéger certaines recettes, par exemple, les producteurs de reblochon en étant à l'origine pourront déposer un un droit d'auteur sur la tartiflette

Par ailleurs, afin de créer un patrimoine intellectuel consolidé, une bourse sera ouverte, permettant de déposer des recettes même en cas d'existence d'une anteriorité.

Création d'une haute autorité de la transformation alimentaire (HATA) 

Afin de s'assurer :

  • Du respect du patrimoine
  • Du respect de la propriété intellectuelle culinaire
  • Du respect de l'hygiène et de la santé publique

une Haute Autorité administrative sera créée.

Elle aura pouvoir à mettre en place l'ensemble des moyens nécessaires à s'assurer de sa mission. En particulier, elle sera amenée dans un premier temps à installer des dispositifs dans tous les foyers, permettant de vérifier qu'aucune cuisine clandestine n'a lieu. 

La transformation de la société

Notre nation doit vivre avec son temps.

Bien sur, les oppositions à ce projet seront initialement nombreuses. Mais les Français étant de plus en plus inquiets vis à vis de leur alimentation (Dioxines, bactéries, prions, graisses mono insaturées, etc), il faudra les amener à comprendre qu'il va de leur intérêt de déléguer une activité dangereuse pour tous à des professionnels.

Par ailleurs, la France a déjà montré qu'elle savait évoluer avec son temps.

Par exemple, l'alcool au volant était, dans les années 1970, considéré comme une circonstance atténuante en cas d'accident.

Si les Français ont su évoluer face aux dangers que pose l'alcool, il semble plausible de leur faire comprendre les dangers de la cuisine clandestine.

Cela passera par l'éducation et des campagnes de prévention, mais à terme, nous aurons la garantie que les Français seront en sécurité chez eux, et que leurs familles et amis ne seront pas mis en risque par des pratiques dangereuses et malhonnêtes.

- page 2 de 47 -