Septième mineure (bis d'hier)

Je t'appellerai V, pour garder ton anonymat. Il faut le lire comme le terme de Jazz, je sais que tu aimes beaucoup la musique.

Tu m'as meurtri hier. Je t'avais dit qu'il valait mieux avoir cette conversation par téléphone que sur Twitter. J'ai mal, je devrais être empli de joie, et j'ai mal.

Tu témoignais sur Twitter

J'entends, je lis bcp d'amalgames ts les jours. Même de la part de gens que je vois comme "sensés" d'habitude.

Je vois, impuissante, le coeur brisé, 1radicalisation du monde. Qd j'ose ouvrir ma gueule, on minimise cque je dis, que j'exagère, que je n'sais rien.

Dans ce contexte, je crains pour mes amis qui ne sont pas cis/blanc/hétéro/chrétiens. Tous les jours. Sans oser leur dire. :'( 

Ce à quoi, dans ma vision éternelle du fait que l'on ne peut pas choisir ses combats (lis mon précédent Tweet : "Quand ils sont venus chercher...") je t'ai répondu

 

oh mais tous les chrétiens passent pas. Dans l'identité Française * kof * il y a la St Barthélémy pour rappel

Je remets un peu de contexte

pays chrétien dans sa culture et dans ses mœurs, un pays ouvert, accueillant, tolérant 

Et je pointe un énorme glissement sémantique sur "Chrétien".  Un glissement que tout le monde semble avoir accepté. Que cette vision du christianisme est universelle. 

Non, je ne veux pas, jamais, qu'on parle du christianisme avec autant d'amalgames que l'on le fait pour l'Islam. Parce que le christianisme de Sarkozy ou Trump n'est pas plus le christianisme que l'Islam de Daesh n'est l'Islam.

Quand le Pape, dans cette tradition, défend qu'il faut construire des ponts plutôt que des murs, qu'il faut voir la laïcité de façon ouverte, et que les dirigeants des grands pays lui répondent qu'il n'a pas de leçon à donner, tu crois que je me sens pas emmerdé en tant que chrétien ? 

Et que j'ai pas honte qu'on parle en mon nom ? Avec des idées qui ne sont pas les miennes, parce que les miennes on m'interdit de les exprimer en public ?

Que j'ai pas honte qu'on résume "le protestantisme" à la vision américaine, issue de l'Anglicanisme qui a protesté essentiellement contre les droits qui protégaient les femmes, porté par un roi qui en a décapité plusieurs parce qu'ells étaient insatisfaisantes et absolument pas le reste du pire du dogme catholique ?

J'ai du glisser à ce moment là, par là, qu'il valait mieux discuter de tout ça par téléphone, et pas par Twitter. Tu as fait ton choix.

 

je parle d'aujourd'hui, pas d'il y a 500 ans. Ajd, en france, t'es protestant, on t'emmerde moins que si t'es musulman.

Yes, le protestantisme en général c'est complètement décomplexé ! Tip top tendance !

Donc déjà ça voudrait dire que mes camarades, collègues, de culture catholique me laissent exprimer nonchalamment mes opinions de chrétien existentialiste tendance Kirkegaard ? Je crois pas. J'en ai pris pour mon grade à l'époque du Mariage pour Tous. "Chrétien consensuel" j'ai le droit, Protestant ? Brrrrrr. ( Et alors que je sois fan de Dawkins et non athée, ça en troue le cul à plus d'un )

Quand mon discours protestant me force à dire qu'il faut sans cesse pardonner, réintégrer les gens, donner avant de recevoir, sans jamais en faire la publicité, à l'époque actuelle tu sais ce qu'on me dit ? "Je vais t'expliquer, t'as pas l'air de comprendre". Que mon protestantisme est bien mignon mais que c'est une vision de bisounours. Que je devrais me tourner vers le bouddhisme plutôt c'est plus joyeux et moins austère, un malade comme moi ( BIM ) en a besoin. 

Ah certes, j'ai pas les contrôles au faciès, l'arbitraire de l'état d'urgence. Mais faut bien se rappeler que dans TOUTES les grandes rafles, on va pas se limiter au point Godwinn, les vrais protestants ont été des cibles autant que les autres, non ? St Barthelemy, Dragonnades, la fuite des protestants anglais vers l'Amérique, et oui, également durant la grande épuration. Va te renseigner sur le Pfarrernotbund

Ce qu'il faut savoir, sur la résistance dans le Vercors, c'est d'où venait une bonne part de ces gens, comme mon grand-père paternel : ce sont les descendants des protestants réfugiés pendant les dragonnades, les héritiers de la tour de Crest. Dans son village natal, majoritairement rasé par les allemands, subsiste le temple. Fusillés en pelotons entiers.

Des siècles, que les vrais protestants, chez qui le refus de tout dogme est fondamental, ramassent avec les autres, parce qu'ils ont pour mission de se lever pour les autres. 

Celui qui n'apprend pas de son histoire est condamné à la revivre - Karl Marx

bis répétita.

Les protestants n'ont "pas de problème" "pour l'instant". Mais tout porte à penser qu'ils vont ramasser autant que les autres. L'Identité Française va s'en assurer.

Oui, mais en attendant j'ai mes privilèges hein ?

Dis, V, toi qui m'aimes tant, et qui m'a vu au plus bas en Novembre, tu t'es renseignée sur ma vie ces quelques derniers mois, toi qui es si inquiète ? Non. Marrant ça.

Mes privilèges je les ai reniés. Parce que je n'ai pas accepté de refuser mon aide à ceux qui en avaient plus besoin que moi. En conséquence, en toute pratique (et en pleine légalité) je suis deshérité. C'est pas tellement le genre de trucs dont je me vante sur Twitter. "Ce que ta main gauche fait, que ta main droite ne le sache pas".

Mais bon, au fond, le problème n'est pas vraiment là. C'est pas le combat que je voulais défendre, je voulais juste défendre qu'on ne peut pas sélectionner pour soi les minorités pour lesquelles on se bat. Pendant qu'on défend son pré carré avec hargne, des gens souffrent et meurent.

Et alors là, tu as complètement perdu les pédales

bon écoute. Je m'en fait pour ta santé. J'avoue. Alors ne prends pas mal ce que je vais te dire.

Tu peux pas me faire des discours sur le "mansplaining" et pas voir là une red flag alert majeure. 

  1. Tu me ramènes de toi même au rang de malade (et puis en plus tu veux bien faire cette concession, allez)
  2. Du coup tu vas m'expliquer gentiment

Donc, si, si, bien sûr que je vais prendre mal tout le reste. J'ai légitimement le droit quand tu commences comme ça, tu te foutrais en pétard si on remplaçait "Je m'en fait pour ta santé, j'avoue" par "On peut pardonner à une femme, je vais t'expliquer". Le premier va te faire foutre il a résonné dans ma tête à ce moment là.

Mais en effet, tu es un homme blanc, cis genre, hetero, protestant. Non, donc, je ne m'en fais pas pour toi là-dessus.

Admettons un instant, donc, qu'on s'en fout des protestants. Hein, ils sont nécessairement dans le camp des méchants, la preuve, Trump en est un ( non mais la honte que j'ai, j'en pleurerais). Et j'admets être blanc.

Homme cis-genre hétéro ? Non, V, justifiée par ta tribune publique, ta haine et ta colère, tu as vu une figure d'apparence masculine et blanche, et tu as décidé du reste. En sachant pertinemment que c'est faux. 

En sachant pertinemment que la question de la sexualité est un concept complètement abstrait pour moi. Que j'évite le sujet. Qu'il est quasiment impossible de tirer de moi une réaction sexuée ou sexuelle qui ne soit pas complètement "construite intellectuellement" chez moi. Que les avances me glissent dessus comme un pet sur une toile cirée.

Que le choix de ma compagne n'a été qu'un concours de circonstances, mais que je n'ai jamais caché mon intérêt pour les hommes dans la même mesure. J'ai peut être bien connu les lèvres de plus d'hommes que de femmes dans ma vie. 

Que je respecte les polyamoureux, mais ne peux en être un moi même, parce qu'une seule personne c'est déjà très compliqué pour moi. 

Balayées d'un revers de la main, toutes ces choses intimes que tu savais sur ma sexualité, sur mon genre. Sur tout ce que ça pourrait signifier de souffrance dans ma construction, dans ma vie. Et sur le fait que j'ai toujours été à l'aise principalement dans des milieux où la question de la sexualité n'est pas bornée. Et le pourquoi je suis comme ça. 

Quand j'essaie de t'expliquer cela, ta réaction est

non certainement pas. J'ai tout sauf envie de troller aujourd'hui et c'est ce que tu fais.

les males tears ça y est. Merde, voilà. Je t'aime bien mais là tu me soule.

et quand je pointe du doigt que tu as dérapé, en citant tes mots

j'ai pas fait ça. J'ai jamais fait ça. Si t'arrive pas à lire ce que je dis, je peux rien pour toi.

bah non. Je te dit juste que oui, j'ai peur pour ta santé. J'avoue juste que j'ai peur de te perdre, prq je t'aime.

Parce que tu m'aimes ? Tu te permets de me balancer tout ça à la gueule parce-que tu m'aimes ? 

Vu qu'on est dans le déballage, ne nous privons pas et allons jusqu'au bout. 

Après, donc, ma mésaventure de début d'année, je n'avais plus beaucoup de famille, et j'ai fait le tour des amis. Tu sais ce que j'ai appris ? La majorité d'entre eux étaient persuadés que j'étais battu. Je ne l'avais jamais vécu comme ça. J'avais des parents qui étaient stricts parce qu'ils m'aimaient. Et puis mon père n'avait plus levé la main sur moi depuis que j'avais 8 ans !

Tu sais quoi, la violence, oui, la violence gratuite justifiée "parce qu'on m'aime", non. 

En particulier si la personne que tu aimes, donc, est un homme blanc cisgenre hétéro

Et j'ai décidé cette année que je ne tolèrerai plus d'être le défouloir de teignes qui prennent ma clémence pour de la naïveté et jugent bon d'en profiter au nom qu'ils ont de l'amour pour une personne qu'ils voudraient que je sois et ne suis pas. 

J'entends, je lis bcp d'amalgames ts les jours. Même de la part de gens que je vois comme "sensés" d'habitude.

Je vois, impuissante, le coeur brisé, 1radicalisation du monde. Qd j'ose ouvrir ma gueule, on minimise cque je dis, que j'exagère, que je n'sais rien.

Balaie devant ta porte, V, tu ne fais pas partie de la solution, tu fais partie du problème.

Et franchement, ce n'est pas à la femme ou à la féministe que j'en veux. Je continuerai comme je l'ai toujours fait à soutenir les femmes, et si possible créer des féministes. C'est à la personne qui s'est sentie justifiée dans sa haine et sa colère que je m'adresse.

Et pas sur une tribune publique. Ici. Et en respect de ton anonymat. 

Vu que Matin Brun c'est TL;DR; voici la version courte : "Quand ils sont venus chercher"

Quand ils sont venus chercher les communistes, 
je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, 
je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs, 
je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, 
je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher. 
Et il ne restait personne pour protester...

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

Ce qu'il faut pas entendre...

Dans la catégorie "je suis dans une lutte minoritaire, ça peut défendre n'importe quoi". 

J'en ai marre. Quand on lutte dans le combat pour les minorités, on ne choisit pas son camp. On ne "crée" pas de camp. 

Et que ce soit une lutte ne justifie pas que l'on violente les gens qu'on dit aimer. 

Et un discours avec la structure suivante :

  • "Je vais t'expliquer les choses gentiments, tu es <minorité>"
  • Je te violente
  • "Et voilà tu te vexes"
  • "Je dis ça parce que je t'aime tu sais"

je ne le tolèrerai jamais, même pas d'une personne que j'aime. 

Avec procès au faciès en plus. Cette personne, lectrice ici, qui me connait bien, sait que j'ai une approche très particulière de mon genre : je n'en ai pas. Je n'ai pas de genre, pas d'orientation sexuelle. Pour une foule de raisons. 

Pas cis-genre, a-genré fonctionnel. Un cisgenre il ne se retrouve pas en "rendez vous arrangé" avec l'homosexuel assumé alors qu'il pense aller à son premier rendez-vous amoureux avec la personne attendue normalement. Un cisgenre on ne lui dit pas spontanément qu'il est "une femme dans un corps d'homme". Et on me le dit rarement en face, en général je le subis plutôt.  

Je serais donc un homme (discutable), blanc (je l'admets), cisgenre (ce qui est, donc, faux). 

A ce titre, au faciès, on peut me dérouler à la gueule qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter pour moi, et que du coup je ne devrais pas me permettre des blagues du "combat minoritaire" (contexte : j'ai ironisé en disant que si on ne luttait pas maintenant contre l'islamophobie, il fallait se rappeler que l'Identité Française défendue par certaines personnalités de droite elle inclus la St Barthelemy).

Et on me balance ça à la gueule "parce qu'on m'aime" ? Et on me l'explique gentiment "parce que je suis malade" ?

Bien. Parlons en des malades. Si tu me lis, tu connais le sujet non ?

50 000 putain de morts par an en France à cause de l'erreur médicale. http://www.lemonde.fr/medecine/article/2016/05/04/morts-liees-aux-erreurs-medicales-des-donnees-peu-fiables_4913152_1650718.html

50 000 putain de morts qui intéressent à peine les médias. Qui ne suscitent aucun plan vigipirate, aucune remise en cause, aucun questionnement, même pas dans les franges les plus libertaires, féministes, ce que tu veux. 

On parle des morts hein. Pas des 8 ans d'errance en moyenne pour détecter une SPA ou des centres psychiatriques où l'on pratique la camisole et l'enfermement sans question . On parle pas de l'indignité du traitement réservé aux patients, diable, on a juste enfin réussi il y a deux trois ans à leur obtenir des tenues déambulatoire décentes à l'hopital. 

On n'explique pas à grand renfort de pleurs et de familles de victimes, de photos, la souffrance de ceux qui sont pris dans ce système. Et pire encore, dans ces conditions : ceux pour qui on ne trouve pas. Quand tu as une fibro et que tu es soignée pour un Cushing, ça peut être fatal si on ne t'attrape pas à temps. 

On va me dire, mais quel est le foutu rapport avec la lutte contre l'hétéro-patriarcat blanc d'influence "chrétienne française" ?

Rappellez moi, le stéréotype du docteur c'est quoi ? D'ailleurs, le mot "docteur", au féminin ? On parle de la représentativité minoritaire dans les organes décisionnels ?

A défaut de "mansplaining", tu te prends à la tronche la même chose, et avec exactement la même violence, condescendance, et refus complet de ta position et de tes arguments. 

Et puis alors, nos malades, on en a honte. On en parle pas.

Enfin, si, il y a des maladies qui font classe.

A une époque, être Asperger c'était Tip Top Tendance quand on était informaticien. Il y a les blagues sur la dépression. Je découvre qu'il y en a aussi sur la fibromylagie.

Ah, une que j'aime bien en ce moment : le Pervers Narcissique Manipulateur. On aime bien dire que n'importe qui est une PNM. Alors que bon, en réalité, il existe une réelle maladie derrière, et que comme beaucoup de maladies, le malade est nocif pour son entourage, mais souffre également énormément. Et les chances de guérison du Trouble de la Personnalité Narcissique (la vraie maladie) sont quasi nulles. Facile d'oublier que le coupable est aussi une victime. 

C'est un malade, après tout.

Bref, bref, bref.

Je suis un homme blanc cisgenre, et je ferme ma gueule, pour mon bien. Voila voila.

On va faire ça hein. Ou pas en fait.

Continuez à vous jeter tous des anathèmes à la gueule en vous drapant dans une dignité dans laquelle vous pensez être supérieurs à des takfiristes. 

Moi je vais continuer mon truc dans mon coin. Participer à tous les combats, et pas que les miens. Parce que si je ne justifie que mes combats, alors il sera trop tard pour demander de l'aide quand on viendra pour moi. 

Donc, au passage, ciao Twitter et ta haine en 140 caractères. 

My dear Nicolas

My dear Nicolas,

This time I will do it "old school", via blogs and not Twitter, not to repeat last time's quid pro quo.

Yeaaaaaaaah, it's about Javascript, again. And I am going to complain. Again. But not without some due praise this time ;)

So, here I am, working again on a web application, and you know me, for the love of God I cannot design, but boy, how do I love my web apps to be "rich" like we used to say (wawazzit... 10 years ago, an eternity in our field). Damn, you met me as a Flash™ specialist. 

Well, I am dabbling again. Here is the code if you want to have a look https://github.com/sinmaniphel/scriptus_write (it's pretty much a WIP at the time, it's quick and dirty and I am working on making that manageable) . And, well, I have still much to learn, but you are right : the JS ecosystem has matured enough to be pretty damn interesting. 

Well, Web Development has matured ridiculously these past years. I have stuck to Java for years simply because of Maven and how it simultaneously simplified project management, steel tempered the build process, and actually leveraged on the strong open source community to make Java development akin to buying candy at the grocery store. 

And lo, now that I don't have the rig to go back to my comfort zone, I turn around and it's finally the same thing everywhere. Damn, even Lisp has its own package manager. 

And JS has... Well, npm, Bower, Grunt... And it's the candy store all over again. Almost ridiculously easy. And jQuery has become Javascript's Spring. Damn, it's actually becoming something.

And yet, still not...

Well, Javascript is not what I expected it to be anymore. And still has several of its initial flaws, with tons of workarounds to hide them. 

My main concern is not portability anymore. It's size, complexity, and the hell they are to manage. And their consequences on JS' usability.

I have been learning again and here is how it went.

At first I was merely playing. With Bootstrap and jQuery loaded by default, there were several things I could do out of the box. It was, oh, so easy. Ajax call ? Simply use $.ajax (dont ask me to use $.get I don't have any faith in synchronous operations in a global asynchronous environments). I could add some nice components like a boostrap date time picker, and an overkill vis timeline. I could generate my content with Handlebars templates. Nice.

Quickly, you guessed it, it became a boilerplate. My reflex in that case is to decouple and separate responsibilities.

The widespread support for the ES6 class construct helped me for some time. Until, classes or not, I came to a >1k lines script file. 

That's not how I have been advocating code maintenance for years. 

Next point is that I don't want, ever, anymore, manage my dependencies manually. Obviously, asking my server what scripts to load was not an option. 

But then again, there would be import and export in ES6, right, supported like the rest ? I know you know better. I did not. 

So, I had gathered things around, and went to AMDwith requirejs. 

And then I was : are you fucking kidding me ? 

Nico, I am affraid to say, the thing is "C function pointers arithmetic" "Java J2EE" "Java Swing" complexity-level. 

Web developpers have been tooting for years that Javascript is simple, Javascript is efficient, other languages are too complex, Flash is dead, Java is dead, etc.

Reality check : wrong ! Javascript is the most hellish language I have been working with for years. (including ActionScript 1,2,3, Java, C++ and C#, Ada, severall shell scripts, XSLT, and some other hideous things I self-censored) 

Sure it is versatile, feature-rich and almost everywhere. So was Flash (thanks to the high penetration rate of the player). And so is Java. Its core, undue, advantage being the monopoly on leveraging on the HTML as a GUI in real time. The real value is HTML/CSS, Javascript is the pain you have to deal with in such a context.

Being a script ? Nah, that's lost. Why ?

So I went further. Grunt, traceur-compiler + browserify  webpack + babel + handlebars-loader, moved my files to a src folder, and I have now some decent ES6 code transpiled to ES5, and soon minified because it's already taking more space than the whole Quake2 source code. 

So here I am. A packager. A builer. Code "compiled" to an unreadable form in a "dist" folder. Where have I ever felt that ?... That's right, Java and Maven. My Gruntfile.js feels as complex as some advanced POMs.  

Understand me, Nicolas, I will continue to do my thing, because you are right, there are so many interesting features in the Javascript ecosystem. And well because it's not I have a great choice in the matter, I am buidling a web app. 

Should I not bitch about it ? Yeah, I will bitch about it allright all along.

I have been struggling for days, and I am a senior level architect. Damn, I used to be paid to handle such messy code management and the dire consequences it led to.  

And I am not building a web app for an entreprise. I am building an Open Source app, and if it is good enough, I want my target audience to tinker with it, easily and focused on the features and not the technicalities. And as a target audience, I cannot expect them to have my skills. I can't ask them to have any skill out of the box. 

And what makes me mad beyond words is that JS developpers are given shit and are happy for it. 

I have been mocked and mocked again for years as a Flash ActionScript developper. I knew better than staying on a sinking ship. And my final decision was not on the language. Same language, full compliance on the ecma-262 version 3, and it actually evolved, because we forced the implementer to do so

Javascript is twenty years years old. When I left the rich-web development world, 8 years ago, there was a promise. The version coming version was a coming of age. Ecma-262 version 4. Partly thanks to the OpenSource Flash intiative (chiefly Aral Balkan, mainly Nicolas Canasse) we also had the tools provided by Adobe to integrate it in our browser, with the Project Tamarin. Aaaaaaaaaaaand that was ditched. Mostly because of Google and Microsoft. I have read the arguments for the canning and still cannot fathom them out. (and at the time JSon was emerging, they went to E4X instead, sound choice)

ES4 was aimed at providing the ability to develop at large, ergo to develop in large teams or over long timeframes. 

And the consequences are already visible.

The ecoystem, all these features, everything is far too fragile. Have a look on OpenHub and see for yourself. If I were to defend a "buy vs build" strategy, I would be at loss, there is almost nothing I can defend. In a sound strategy, a less than 500 lines script maintained once a year (if not only an initial commit) by a sole contributor is not something you depend on it's something you build to be safe. 

If I am not wrong, and rarely am in such matters, the leftpad fiasco was just the beginning. It's not an OS community, it's people publishing the hacks they wrote single-handedly. Because there is no way it could be otherwise, it has been "decided".

So yes, Nicolas, Javascript is wonderful. The javascript environment is wonderful. I love, positively love what I achieve to do with it. 

But my users deserve better if I want them to be able to hack.

The ecosystem deserves better. The ecosystem deserves to be an ecosystem of features and not an ecosystem of workarounds provided by a community shuned by the maintainers of their core tool. 

CasperJs deserves better and you deserve better. 

Not written in 140 characters.

Patrons de presse : c'est trop tard

Les articles des professionels de la presse qui se révoltent en ce moment, en disant

  • C'est nous on s'est gourrés, c'était la pub
  • C'est pas nous, c'est la pub
  • C'est pas nous, c'est vous

sont de plus en plus nombreux.

Forcément, avec la pub qui ne rémunère plus, qui est devenue tellement intrusive que de toute façon personne n'en veut, les "Pure Players" ou ceux qui ont orienté leur business sur la petite manne qu'on leur redonnait contre la vie privée de leurs clients, sont en train de s'effondrer.

Là encore, je n'ai pas envie d'entendre ces jérémiades.

Je n'ai pas envie non plus qu'on me dise, aujourd'hui "sois tu acceptes la pub, sois tu paies". Parce que ça "casse internet". Ca me gonfle que la moitié des liens de mes amis soient innaccessibles dorénavant. 

Et puis ne nous voilons pas la face, si le choix a été fait de se rémunérer par la pub, c'est qu'au début du Web 2.0 on a vu émerger des blogs dont la qualité mettait à mal l'idée de rémunérer un journaliste pour traiter des mêmes sujet. 

Et c'est le mauvais choix qui a été fait, le bon choix aurait été de relever le challenge, de proposer mieux, de proposer plus !

En quelques années, la presse n'a pas su relever le challenge : en retard sur les réseaux sociaux, sous compétente face au contenu contribué librement par ailleurs, pas de créativité sur la diffusion, sur l'éditorial, sur le combat sur la liberté. 

La tombe a été creusée, je paie un journal si j'en estime la qualité, et ce n'est pas avec la qualité des articles, souvent copié/collé d'une dépèche et enrobés de pub sans avoir même été relus, et ce n'est pas avec les publi-reportages que vous m'avez convaincu. 

Payer, oui, mais pour quoi en somme ?

Et dans l'autre sens se morfondre de l'offre payante. 

Je veux bien payer. Mais pas pour une seule source. Je veux pouvoir payer pour un pannel de sources, voire je veux payer également pour que ce pannel de sources soit aussi exhaustif et non biaisé possible, afin que mon avis soit éclairé. Et je veux que ça passe par internet naturellement et pas une application. 

Ergo, même si je voulais m'inscrire à MediaPart, je ne le ferais pas à l'heure actuelle, parce que je n'ai pas d'offre avec un "contre MediaPart" : aussi éduqué, aussi rigoureux, mais avec une ligne différente. 

Patrons de presse : vous avez un truc à vendre. 

Pour l'instant, je ne vois pas de raison d'être acheteur.

Machine learning : extraire la positivité/négativité d'une conversation en Français

J'expérimente pas mal en ce moment sur des sujets qui traitent de la memetique et du machine learning.

En particulier, en ce moment, je me pose la question de "comment reproduire l'expérience Facebook de 2012 sur la positivité negativité avec les moyens du bord"

Problématiques

La puissance machine

Je dispose d'une petite machine, et il faut donc laisser à la machine le maximum de puissance de calcul. Une première question est donc : comment avoir une empreinte CPU et mémoire minimale pour que les traitements tournent correctement.

Ma réponse est un environnement linux léger, et l'utilisation du langage python (qui a d'autres avantages dans le contexte), et d'Emacs + Elpy.

Vous trouverez ma configuration emacs/python mise à jour au fur et à mesure de son évolution sur GitHub 

Les jeux de données

Les "GAFA" comme on les appelle disposent de jeux de donnée étendus sur lesquels ils peuvent travailler et en contribuent même parfois certains.

Comment faire sans cela ?

D'abord, de quoi avons nous besoin ? En première approche, j'ai choisi de me concentrer sur le langage écrit, et j'ai besoin, a minima, pour reproduire l'expérience, du sentiment positif/négatif.

Alors bien sur, il y a une approche extrêmement simple en MachineLearning, qui est grosso modo de s'appuyer sur les critiques de films (ou de restaurants par exemple) qui sont scorées pour inférer un sentiment par apprentissage. Bon. Déjà fait et presque trop facile.

Par contre ça ne semble pas... Si bien que ça.  

Déjà parce que trouver des datasets plus explicites ou plus fins psychologiquement, ce n'est pas évident. L'ISEAR par exemple est intéressant mais critiquable. Pour commencer, vu le nombre de nationalités, que le champ en texte libre soit systématiquement en anglais est assez problématique. (cf Memes of translation, Chesterman 2000 )

Et donc il y a cette barrière de la langue. Sentiwordnet est en anglais (même si on peut saluer la jolie initiative d'Amita Davas et Sivaji Bandyopadyay avec "Dr Sentiment" pour étendre le dataset à d'autres langues par le jeu), Wordnet Affects également.

Ce qui est dommage d'ailleurs parce que Wordnet Affects dispose de la précision lexico-grammaticale dont ne dispose pas l'ISEAR. 

Heureusement, si certains datasets sont fermés comme l'EuroWordNet, d'autres sont plus libres comme le WOrdnet Libre Français (WOLF) qui fait partie du groupe Open Multilingual Wordnet (OWN). Ca mache déjà une grosse partie du boulot, on peut entrainer ensuite un etiquetteur lexico-grammatical (POS Tagger grosso modo) avec d'autres jeux (certains issus de wikipedia). 

Bon grosso modo, en première approche, je me suis amusé à partir de WOLF et SentiWordnet en faisant l'association sur les "jeux de synonymes" (Synsets). Cela passe certains écceuils, pas tous, de la langue (j'y reviens).

Acquérir de nouvelles données

Je partais d'une approche très proche de celle de Dr Sentiment, initialement, une "gamification" du concept. 

J'ai trouvé Telegram très adapté à mon expérience : 

  • Ouvert et libre dans son intéraction
  • Sécurisé, il offre la possibilité d'une plus grande ouverture émotionnelle
  • Bot friendly : un bot est ridiculement simple à créer, et peut même envoyer des questionnaires en guise de clavier

Dans le contexte de python, un mélange de Errbot et de Chatterbot s'avère assez facile à mettre en place et amusant

Le premier, Errbot, est un moteur facilement configurable et extensible tournant en daemon qui permet, entre autres, d'utiliser XMPP et Telegram. 

Le second est grosso modo un robot de discussion à chaine de Markov. La dite chaine est persistée, ce qui permettra des usages ultérieurs. 

Le résultat est une sorte de CleverBot simplifié sur lequel on peut rajouter des commandes et des hooks. 

Restera donc à définir le "Jeu" comme cela a été si bien fait pour Dr Sentiment. J'ai mes idées.

Machine Learning et Traitement Automatisé du Langage

Les deux disciplines vont de paire. Beaucoup de pans du TAL dépendent du ML. Pas mal d'exercices de ML utilisent le TAL. 

Sur le TAL, python dispose (encore une fois) d'une bibiolothèque très étendue et complexe qui s'appelle NLTK. Et NLTK est quand même une sacrée monstruosité, car en anglais on a d'entrée de jeu, entre autres le POS Tagging, Wordnet et Sentiwordnet.

NLTK est extensible à d'autres langages via différents corpus (dont OWN que l'on utilise à travers l'API Wordnet) qu'il faut télécharger, ou via une librairie d'entrainement par ML (nltk trainer).

Si pour l'instant je n'ai pas affronté le chantier de créer un POS tagger français via nltk-trainer, j'obtiens des premiers bons résultats qualitativement sur le POS tagging français via TreeTagger et treetaggerwrapper (en python). Par contre avec un appel à un binaire wrappé, on n'est pas au maximum des performances que l'on peut attendre : le tagging est un processus lent. Mais a minima on a le POS Tagging et la lemmisation, c'est à dire passer de "Je fus" à "je/Pronom Personnel être/Verbe au passé simple"

A partir du lemme et de l'étiquette, on peut récupérer les jeux de synonymes (synset) dans Wordnet Anglais (avec beaucoup trop de résultats malheureusement), puis les SentiSynset depuis SentiWordnet.

Point d'étape et évolutions

A l'heure où j'écris ces lignes, un robot tourne sur Telegram, capable d'accepter plusieurs joueurs et de stocker leurs N dernières entrées dans une queue FIFO, et même capable d'en déterminer la positivité/négativité sur commande... Mais pas de rétourner le résultat avant un timeout ;) 

Il y a beaucoup de choses à faire pour continuer cette expérience.

Déjà il y a la performance générale du POS Tagging à l'heure actuelle qui est insatisfaisante.

Il faudrait le désynchroniser du temps de la conversation, et donc avoir un moteur multithreadé en parallèle du moteur de discussion. Ce sera de toute façon généralement nécessaire.

Mais idéalement, il faut que j'entraine un POS Tagger, ce qui ne semble pas difficile, les corpus ne manquant a priori pas, je voulais juste avoir un prototype de la chaine au préalable.

J'ai aussi envie de voir comment ce prototype pourrait s'étendre à WordNet Affects. Qu'il faudrait porter pour python parce que je ne crois pas que cela aie été fait (SentiWordNet est apparemment beaucoup plus utilisé, il y a sans doute de bonnes raisons à ça à part l'age du DataSet)

Il faudra définir le ou les jeux. Précisément à partir de ce que rapportent les premières informations. Et vois si on ne peut pas inclure de l'entrainement renforcé (Q-Learning par exemple) à partir de ça (récompense positive sur certains gradiants d'émotion par exemple).

Et à un moment il faudra packager tout ça... 

Bref, j'ai encore de quoi m'occuper, même en bossant tout seul sur ce sujet.

Pauvres biquets, vous n'avez rien compris

Chère ploutocratie,

mes pauvres biquets... Vous n'avez rien compris hein ? Et dans votre incompréhension vous êtes en train d'alimenter votre propre chute. Mais ce n'est pas grave, vous allez, voir, vous aurez le temps de voir votre système mourir de votre vivant, et ce n'est pas comme si vous aviez un respect pour vos enfants au delà de leur capacité à maintenir l'héritage de ce pouvoir.

Alors voyons voir les cartes que vous avez (pensez avoir) en main

  • Le contrôle des instutions dont vous même avouez qu'elles fonctionnent mal à longueur de temps
  • L'internet, quelque chose dont vous avez l'illusion de la permanence et de la propriété
  • Le contrôle du processus electoral qui sert à donner l'illusion du choix du pouvoir qui vous est accordé
  • Le contrôle monnaitaire
  • Le contrôle de la culture et de la propriété intellectuelle
  • ...

Je trouve ça fragile, vous savez, mes pauvres chéris... Mais fragile... Vous vous en rendez compte ?

Vous vous rendez bien compte que tout cela ne repose que sur deux choses

  • que le peuple croie que le service rendu est à la hauteur de l'effort qu'il investit
  • que le peuple veuille bien croire à votre propriété

Non, mais les ploutocrates, sérieusement, vous n'avez toujours rien compris depuis vos premiers échecs avec ces ingénieurs informaticiens dont vous avez pris soin de détruire la réputation pour les rendre moins nocifs ?

Vous avez oublié à quel point un admin sys pouvait tout seul détruire une entreprise ?

Vous avez fait construire vos chateaux par ces gens là même qui ont du faire tous les efforts pour les construire et les entretenir que vous ne connaissez pas... Et vous arrivez à créer l'illusion que vous les avez faits tout seuls, au nom d'un mérite sacré qui ne repose en fait que sur le pouvoir de l'argent. 

Vous êtes au courant, sinon, que le modèle entièrement centralisé qui fonde votre pouvoir est centralisé par votre choix, et pas réellement celui du peuple ? Que jusqu'à récemment on le pratiquait parce qu'on manquait de créativité pour les autres géométries ?

Et que, afin de répondre à vos exigences de plus en plus grandes et de plus en plus contraignantes, une autre typologie est en train de se répandre comme la poudre ?

Je vous la résume : Ce qui devrait profiter à tout le monde n'est la propriété de personne, et afin que des intérêts obscurs ne puissent pas changer cela, nous mettons tout dans des coffres, la clef à l'intérieur, et nous jettons tout au vent. 

On appelle ça la distribution. C'est absurde ? Bah oui mais sans être méchant c'est déjà en train de fonctionner.

Tiens, parlons d'Internet pour commencer.

Ca vous fait chier tor et la crypto ? Mais ce n'est que le commencement mes chéris. Vous vous rendez bien compte que nous utilisons tor à défaut de solutions plus radicales j'espère ? Et que ces solutions existent depuis longtemps. Waste, Freenet, etc.

Tor c'est le cousin gentil qui veut bien jouer copain copain avec le web. La preuve, la majorité des contenus sont perceptibles comme légaux sous la loi de notre gouvernement.

Mais si on veut aller plus loin, en réalité nous n'avons pas besoin du World Wide Web, des FAI et de l'ICANN.

Les plus hautes spéculations du moment, elles s'appuient sur quoi, rappelez moi ? Les nouvelles loi ? Vous avez contruit des lois entières, et des fortunes sur un outil de droit privé qui a autant de chances de survie à long terme que le minitel.

Les réseaux "distribués", en maille, ça existe, et ce n'est pas comme s'ils n'étaient pas parfois déjà utilisés.

Faut être con non ? Du coup vous plaignez pas si on vous laisse vous démerder avec quand on sera plus là. Oui, oui, j'y reviens, nous ne serons plus "là" très longtemps.

D'autant que le drâme, c'est que tous les plans du WWW et de l'internet sont libres et mieux documentés que vos propres lois et règlement (qui sait calculer une AAH ? Levez la main). Tiens, le mesh network, si on veut le faire, on a qu'à partir de la IEEE 802 1aq, on verra le sans fil après.

Bon, allez, assez parlé de l'internet, parlons de la culture.

Je vous encourage à continuer à poser vos étiquettes sur tout ce que vous estimez vous appartenir comme vous le faite actuellement, et à traiter de pirate et d'égoïste quiconque ne pense pas à vous.

Continuez aussi à penser que vu que vous avez le plus beau ballon de la cour de récré, vous pouvez poser toutes les règles que vous voulez, les enfants préfèreront jouer avec vous qu'avec des boites de conserve.

Voila, débrouillez vous, vous en êtes déjà à un stade où beaucoup, même ceux qui vous soutiennent, sont obligés de constater que parfois la seule solution c'est ce que vous appelez "pirater". Même au coeurs de notre assemblée nationale ce constat est parfois fait publiquement.

Donc bon, continuez, hein, on a déjà passé le cap où le système de la propriété intellectuelle ne sert plus que 3 personnes, comptez vous.

En fait, cela fait des années que vous dites au peuple de se démerder et d'assumer les responsabilités que la ploutocratie ne saurait assurer pour tout le monde, l'argent n'étant pas infini.

Jusqu'à dire aux gens qui touchent le RSA qu'ils devraient faire du bénéVvolat pour l'avoir.

Elle est pas belle cella là ? Si on demande aux allocataires du RSA de faire du bénévolat, ce n'est pas qu'il n'y a pas de boulot, c'est que personne ne veut payer pour qu'il soit fait ! La promesse est censée être tout travail mérite salaire non ? (et pas tout salaire mérite travail, sinon vous auriez du mal à justifier certaines choses)

Mais c'est un exemple. Du bénévolat, de l'associatif, heureusement que beaucoup d'entre nous en font, parce que sinon on laisserait notre jeunesse à l'abandon, on laisserait mourir une bonne partie de nos malades, les incendies ne seraient jamais éteints avant d'être catastrophiques, ...

Eh, attendez deux secondes... Ca ne seraient pas des missions essentielles par hasard qui seraient par exemple beaucoup plus critiques que donner un cadeau aux entreprises pour qu'elles fassent de l'argent avec de l'argent ?

Vraiment, chère ploutocratie, tu as de la chance de controller le droit de vote et l'argent. Mais ça aussi, nous allons te l'arracher, par dépit. A cause d'un japonais qui n'est peut être pas japonais.

Tes membres les plus vifs d'esprit, chère ploutocratie, ont compris où nous menait la Block Chain.

Plus de transaction "occulte" dans des systèmes cachés comme les paradis fiscaux, plus de bourrage d'urnes, plus de centralisation du système monnaitaire, plus aucune capacité à savoir qui fait quoi à l'extrême alors que tout le système est ouvert et auditable par tout un chacun.

Juste en recyclant l'informatique que tu jettes tous les trois ans, je pense qu'on aurait de quoi se miner quelques blocs. Ensuite, il suffirait de revenir à un truc comme le "koku" japonais, qui représente une unité de vie plus qu'une unité monétaire. On s'assure que chaque participant, chaque mois, aie un koku qui le rende capable d'avoir une vie de tous les jours avec les autres participants.

Si jamais cela arrivait, le revenu de base inconditionnel existerait complètement en dehors de tout système sur lequel tu puisses avoir autorité, ma ploutocratie mignonne.

Et une fois que l'étant ponctionnera sa part à la source du revenu, en accord avec ses partenaires les entreprises, il sera assez simple pour cette population de considérer tout salaire versé comme le complément au revenu minimum.

Et donc ces gens là vous diront merde quand ils le voudront bien. Ils auront toujours du travail, mais il sera autrement plus utile et épanouissant que de remplir des feuilles Excel pour expliquer où est-ce que l'argent est allé. Ne serait-ce que parce que le café de Mme Michu est toujours agréable après s'être occupé de ses fleurs.

Ca fait tellement longtemps, ma chère ploutocratie, que tu dis aux gens de se plier à toi parce qu'il n'y a pas de solution sans toi... Mefie toi que le peuple ne se rende pas compte que la seule raison pour laquelle il n'y a pas d'autre solution, c'est que tu l'as gardé trop ignare pour s'en rendre compte.

On peut tromper une fois mille personnes, on peut tromper mille fois une personne, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes.

Tu peux frapper, insulter, crier, pester contre la nuit debout autant que tu veux. Tu peux les traiter de décérébrés, de casseurs, même de terroristes, ce que tu ne devrais a priori pas tarder à faire si j'ai bien regardé ma montre.

Sur ce plan là, c'est déjà trop tard. Ils se sont vus. Ils ont discutés. Et non seulement tu ne peux rien faire pour empêcher le truc d'enfler (si tu crois que ça ne se passe que sur les places, gaffe où tu mets les pieds), mais en plus plus tu tenteras de gouverner cet élan, et plus il sera violent.

Prends le temps de faire ton deuil et de mourrir. Ce que tu as voulu centraliser, garder pour toi, et qui ne t'a jamais appartenu, et nous allons intégralement le distribuer.

Ce n'est pas "le communisme". Ce sont "les communs".

Nous ne te regretterons pas.

Bisous

La vie au quotidien avec la douleur

Qu'est-ce que signifie vivre avec une douleur chronique ? Ma maladie n'étant "que ça", je peux en parler.

Parce qu'il y a la douleur, mais la douleur chronique n'est pas la douleur aigue, on ne peut pas plus imaginer ce qu'elle induit que l'on ne devinne l'avalanche à partir du flocon. Mais plus encore, elle est invisible, et la plupart de ses conséquences le sont...

Vivre avec la douleur

La douleur est un handicap multiple.

En premier lieu c'est un signal d'alerte. La douleur demandera toujours une réaction. Même si on l'ignore.

Le conflit physique

Quand le corps a mal, il proteste, et il réagit.

D'abord, par défaut, il "recherche l'appaisement", et se tord pour rechercher des "positions antalgiques".

Une illustration simple est la scène ou Crucio ou Endoloris en français est démontrée sur une araignée dans Harry Potter : l'araignée se recroqueville sur elle même.

Dans mon cas particulier, la douleur physique est ressentie majoritairement au bas du dos et sur l'extérieur du tibia droit. Je sais, ça n'a aucun sens médicalement. Parfois, plus rarement, elle ressemble à une tendinite aux genoux ou aux chevilles.

Ma compagne a appris à repérer les "gestes manipulateurs" et "micro mouvement" caractéristiques de la douleur (par opposition à des manifestations, que l'acteur que je suis cache), que je ne vois parfois même pas moi même (attendu que je la censure pour une bonne part). Front légèrement plissé, bégaiement plus prononcé, pieds qui se frottent en spasmes comme la queue d'un chat agacé...

Cela a des impacts sur le déplacement, la mobilité. Dans mon cas assez particuliers.

Il faut le dire encore une fois (et je le redirai encore), je suis également un professionnel du spectacle vivant et de la politique d'entreprise, j'ai un contrôle extrêmement poussé de mon apparence et de mes mouvements. Du niveau du réflexe. Quand je contrôle suffisamment la douleur, je suis pratiquement un "surhomme". A l'extrême, ma canne qui est maintenant incorporée à ma démarche me donne un avantage sur des personnes faisant de la marche active quand je suis en forme. (Ah, les handisportifs et leurs super pouvoirs)

Mais la douleur, c'est comme du sable dans les rouages.

Quand j'ai mal, mes jambes ne me portent pas aussi bien. J'ai moins de tonus, moins de réactivité. Il y a de la latence et une chute du débit. Ma canne devient parfois nécessaire à me soutenir, vu que je n'ai pas mal dans les bras (mais dans ces moments, mes épaules, mes coudes et mes poignets ramassent pas mal). Il m'est même arrivé qu'une attaque de douleur fulgurante me mette au sol malgré tout. Quasiment systématiquement le genou droit à terre en premier, parce que la jambe droite est plus "fragile", la douleur sur la face avant jouant. 

Et puis, j'ai mal au dos, ce qui est un handicap pour tout ce qui tourne autour de la respiration. Si on regarde une planche anatomique musculaire, on constate bien que c'est à ce point que se rattachent les muscles de la poitrine. Quand j'ai mal, je perds également en performance pulmonaire.

Quand on sait que la maitrise de mon bégaiement passe par la technique vocale, que la mienne est ancrée dans le chant et dans le théâtre, des techniques utilisant beaucoup la "respiration basse", les conséquences sont facheuses et multiples. Je parle moins bien, moins fort, moins énergiquement, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai arrêté de prendre des cours de flute traversière (le niveau de maitrise du souffle, lol)(ce qui ne m'empêche pas de faire fredonner mon flutiau de temps en temps, et je compte même m'entrainer avec un saxophone).

Le danger est le cercle vicieux appelé "Cycle physique de la douleur". Douleur -> Immobilisme -> Enkystement -> Douleur.

Le conflit mental

- Pourquoi ne fais tu rien ?

- Parce qu'il n'y a rien que je puisse faire.

- Pourquoi ne fais tu rien ? ...

Il y a de grands dilemmes pour un douloureux chronique.

D'abord, sauf à ce qu'elle soit associée à une condition mortelle, on ne soigne pas la douleur chronique avec des "anti douleurs" comme les opiacés, la kétamine, ou les corticoïdes. Ce n'est pas possible, le rapport bénéfice risque à long terme est clairement défavorable (dégradations du corps, dépendance, ...).

Ce que l'on peut mettre en place au mieux, comme traitement, ce sont des psychotropes à demi vie longue qui attenuent la perception de la douleur, et des traitements pour la commorbidité psychique que je vais développer. Accompagnés de molécules anti-douleur au rapport bénéfice risque plus profitable sur le long terme comme le paracétamol, l'ibuprofène/kétoprophène (prescrit avec de l'omeprazole), pour limiter les dégats.

Bref, on peut rarement travailler sur la douleur elle même. En tout cas de nos jours.

Peut être que les travaux récents, notamment sur le système endocannabinoïde me donneront-ils tort. Je pense au Sativex pour les SEP, ou les versions "réussies" en cours de molécules cousines de celle qui a causé un accident à Rennes, par exemple. Si mon intuition est bonne, c'est une des directions prises par ces recherches, l'antalgie longue.

On ne peut pas faire grand chose sur le signal, et le signal est bouge toi le cul, il y a un problème.

Vous imaginez le malaise ? Je pouffe.

Non, mais ça pourrait être pire, imaginez, on pourrait ne pas savoir d'où ça vient !.. Et souvent c'est le cas. 8 ans en moyenne pour le diagnostic de la SPA, et encore c'est un truc facile !

On ne peut pas faire grand chose sur la douleur. On peut agir sur sa perception et les conséquences.

La douleur ne se résume pas à la douleur physiquement perçue, c'est un phénomène beaucoup plus complexe. Depuis la source de la douleur jusqu'à la conscience de celle ci, on a les fibres gamma (petites fibres nerveuses), les portes, le Controle Inhibiteur Diffus (CIDN), et l'interprétation multiple dans plusieurs centres du cerveau.

On bosse sur la dernière partie, classiquement. L'interprétation multifactorielle.

Mais le conflit est bel et bien là. Le signal douloureux urge à sa résolution, et rend agressif à son aggravation, ou à sa négation.

La conséquence, c'est ce qu'on appelle ce coup ci "cercle psychique de la douleur" : douleur -> stress -> angoisse -> fatigue -> dépression -> douleur. Ce que j'essaie d'apprendre depuis des années, c'est à maitriser ce cycle.

On me dit souvent "tu te mets la pression pour rien". Non, je suis comme Bruce Banner, je ne me mets pas sous pression, je suis sous pression en permanence.
Faut dire que j'étais pas aidé avec mon boulot stressant difficile à adapter, mais du temps où je travaillais encore, j'ai explosé en vol 4 fois.

Je ne vais pas utiliser mes mots mais citer un collègue

Personne ne comprend comment tu fais. Nous on galère sur des conneries, et toi tu es là, blanc, transpirant, à moitié debout, à bosser sur des sujets que personne ne comprend...

C'était assez simple pourtant... On ne m'autorisait pas à ne pas travailler, et ma vie ne me permettait d'être sans emploi. Alors je faisais mon boulot, quitte à venir avec deux cannes parceque c'était "la façon la plus noble de marcher à quatre pattes". Et j'étais gavé de psychotropes pour "tenir debout".

A l'inverse, maintenant que je n'ai plus cela en plus à gérer c'est... Beaucoup plus simple, d'ailleurs j'ai rapidement laissé tomber toute forme de traitement psychotrope et pu affronter malgré cela des évènements tragiques sans m'écrouler.

Au quotidien aujourd'hui

- Mais, docteur, quand j'ai mal, qu'est-ce que je fais du coup ?

- Rien.

C'est essentiellement ça, en gros.

J'ai changé de mode de vie. Je vis "au rythme de la douleur". Mon employeur avoue ne pas savoir comment adapter mon poste, mais me garde pour l'instant dans ses effectifs.

Ce que j'ai appris, au cours de ces années, c'est à ne pas aggraver ma fatigue en luttant contre la douleur.

J'ai accepté que j'ai un rythme étrange, unique, que je ne comprends pas moi même et que personne ne sait expliquer.

De plus en plus, je comprends que des fois, il faut dire "oui" à la douleur, et dire "non" au reste, si l'on veut se protéger soi même. Mais que de la même façon, il faut dire "oui" le plus possible à tout le reste.

Je ne suis pas oisif. Je fais de l'associatif, j'ai des engagements sur différents sujets, je continue à faire un peu tous mes métiers. Mais sans jamais avoir de planning fixe, en limitant les échéances et les rendez vous, etc.

Dans l'ensemble je suis quelqu'un de joyeux et entreprenant, positif et ouvert, je suis heureux, petit à petit ma vie redevient "intéressante".

Et certains jours je pleure seul dans ma chambre pendant que tout le monde fait la fête, grand garçon inébranlable que je suis. C'est mortifère. Mais c'est comme ça.

Peut être une nouvelle série de billets

Parfois, ce qu'il faut, ce sont des témoignages.

Je n'aime pas me livrer, mais je sais qu'ici je me livre assez pudiquement : je connais finalement assez peu mes lecteurs silencieux, j'apprends qu'ils existent.

Donc, nouvelle catégorie : Témoignage douleur, dans laquelle je vais essayer de rapprocher tout ce qui narre l'expérience d'un douloureux chronique.

Ce blog est censé être à l'abris des robots traditionnels, il est "suffisamment intime". Comme il a toujours voulu l'être.

Entre nous, je vais vous raconter ce qui se passe.

Nuit debout analyse de langage (19 avril 2016)

La nuit debout soulève une dialectique intéressante (à défaut de pouvoir parler de l'intérieur).

Elle crée des "éléments de langage" que l'on peut "contrer", en voici quelques uns

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/04/18/nuit-debout-pour-la-droite-la-chienlit-s-installe-a-paris_4904397_823448.html

Ce qu’il se passe est tout simplement inadmissible. (…) Nous sommes dans un état d’urgence, nous avons des difficultés à faire surveiller nos crèches, nos écoles et des policiers sont pourtant mobilisés place de la République.

Brigitte Kuster, porte parlole LR

Inadmissible : pourquoi ? C'est une bonne question à laquelle une réponse polémique est donnée. Qu'est-ce qui rendrait la nuit debout réellement inadmissible ? La "Nuit Debout" a-t-elle enfreint la loi ? Je suppose que non, sinon les moyens légaux auraient déjà été utilisés non ?

Etat d'urgence : justement, une des bases de la critique de la Nuit Debout est le rejet de l'arbitraire de l'exécutif, l'Etat d'Urgence est largement injustifié et abusif selon plusieurs ONG.

Faire surveiller nos crèches : très bonne idée, on va mettre un cordon de CRS devant chaque école, les enfants seront sécurisés ! Non, en fait, simple rhétorique de culpabilisation, qui, comme le propos contre la pédophilie qui justifie tout, sacralise la protection de l'enfant comme loi absolue contre laquelle aucune autre raison n'aurait de droit.

 

la chienlit qui s’installe au cœur même de la capitale et de nos principales villes

Eric Ciotti LR

 

Ah, le discours anti-68.

Pour "les républicains", l'anathème de "chienlit" est un renvoi au discours du "Grand Héro" du parti, le Général.

Non mais en réalité, c'est quoi cette "chienlit" ? Ca vient d'où ce terme ?

Ca vient, assez naturellement, de la même construction de "pissenlit" (Pisse en lit, c'est diurétique).

Chienlit ? Chie en lit.

Bref, c'est un qualificatif paternaliste qui compare le responsable de la chienlit à un bébé qui a sali le berceau en braillant. Ca n'a rien de rationnel.

une dictature de la minorité

Bruno Lemaire

Alors là c'est simple, il y a deux mots.

Dictature et minorité.

La mobilisation a été suscitée par la loi El Khomri, en disant qu'elle était un "cadeau aux patrons". El Khomri, qui sentait venir cette gronde, avait menacé d'entrée de jeu que si nous n'étions pas sages, cette loi passerait par 49-3.

Ce qui en soit est tout à fait caractéristique de ce qui est dénoncé : un pouvoir arbitraire soumis aux main d'une minorité.

Elle est là, la "dictature de la minorité", pas dans la rue, c'est un renvoi de responsabilité c'est tout.

Aujourd’hui, il n’y a pas un maire d’arrondissement qui peut organiser une braderie, une rencontre, une manifestation festive. Et aujourd’hui le gouvernement accepte cette “Nuit debout” et “gouvernement par terre”, (…) dont les slogans sont “niquer les flics” et “travaillons au désordre”. Naturellement, on doit faire évacuer cet espace 

Brice Hortefeux (LR toujours)

Brice, si on peut organiser des braderies, des rencontres festives, si ca redevient important, c'est que l'urgence est derrière nous non ? Le problème n'est pas que la police soit mobilisée par une manifestation, le problème est que la police soit mobilisée par l'état d'urgence...

Donc "Naturellement" non, rien n'a été démontré.

Ce qu’il s’est passé avec Alain Finkielkraut est inacceptable

Phippe Juvin LR

Ah, inacceptable et il faut le prendre comme ça ?

La justice française, entre autres, garantit un "débat contradictoire" avant de porter un jugement. Quand je lis le débat contradictoire sur cette affaire, la faute est partagée entre la manifestation qui ne peut pas accepter un autre avis et Finkielkraut qui y allait dans le but de faire du remou (ou alors je ne m'explique pas sa posture et ses propos).

La conséquence naturelle a été le "conflit", qui s'est terminé de façon tellement pacifiste que Finkie en témoigne malgré lui : il s'attendait à être plus malmené.

Pour le débat contradictoire, vous trouverez les deux versions sur Libération et, il me semble, Mediapart. Oui, c'est gauchiste.

« Hier soir, en accueillant et offrant une tribune à l’ancien ministre grec Yanis Varoufakis et en insultant et expulsant avec perte et fracas le philosophe et académicien Alain Finkielkraut, les participants au mouvement Nuit debout montraient leur vrai visage. Celui de la haine et de l’intolérance », a écrit dans un communiqué, dimanche 17 avril, M. Ciotti en se posant en défenseur d’une « majorité silencieuse, celle qui dort la nuit parce qu’elle travaille – ou cherche un travail – le jour ».

Oui, oui oui.

Donc déjà, au moins, on a une meilleure idée de ce qu'est la "majorité" et la "minorité" dans ce discours. Cette "majorité" silencieuse, elle est silencieuse peut être parce qu'elle n'existe pas, tu crois pas, Eric ?

Ce que tu décris, Eric, c'est le fantasme qui est condamné entre autre dans le combat sur la nouvelle loi travail : une majorité obéissante, qui soit travaille ou cherche du travail, soit dort.

Je propose que la "majorité silencieuse" dont il est question ne qualifie pas des humains, mais des machines esclaves qui n'ont pas d'autre comportement que celui qu'on a "codé en dur".

Ensuite, se poser la question "des combat de Varoufakis ou Finkieltraut, lesquels sont les plus proches de ceux d'une populace en colère contre le monde de la finance". Je crois que ça explique bien le reste, non ?

 Nuit debout, c’est la rencontre entre le numérique et une nouvelle demande d’émancipation dans un contexte d’effacement des hiérarchies. C’est le fonctionnement en réseau, sans chef, dans des relations horizontales et non plus verticales : cela a déjà profondément transformé l’économie mais pas encore la politique. Et ça vient…

NKM - LR

Bah alors Nathalie, tu me déçois en bien là. Réduire cela au numérique, justement, c'est réducteur, mais dans ce brouhaha je trouve cette prise de position bien plus réaliste

 

Le premier commandement et les reliques

Je le disais récemment, je pourrais discuter des heures sur le premier commandement :)

Lire la suite...

L'homme pieux et le philosophe

Ploum ploum, prends toi un café ou un thé, public, là on a du lourd à digérer et pas forcément très drôle

Lire la suite...

Repas d'anniversaire pour chien

Notre chien a donc trois ans aujourd'hui.

On a testé les os l'année dernière, ça marchait moyen.

Bon alors cette année, j'ai cuisiné. Simple hein.

Hop, un vieux jambon émietté dans la poêle, on fait dorer, on rajoute un riz pas trop raffiné en petite quantité, cuisson façon risotto avec l'eau qui déglace les sucs de jambon, quelques bouts de vieux comté, un oeuf, et vogue la galère.

Ca marche mieux que les os.

Félicitations, c'est une névrose

Il n'y aura pas de diagnostic, il n'y aura pas de traitement.

Il n'y a que moi qui me prends la tête avec les médecins et mon "parcours médical". Pas la peine de s'entêter, ça devenait une névrose obsessionnelle.

Est-ce que c'est un épiphénomène d'une névrose plus profonde qui pourrait expliquer la douleur... Pragmatiquement la question n'a aucun intérêt et prolongerait la névrose.

Le choix d'Hercule

Je me pose des questions sur mon avenir... Tu feras quoi toi ?

Lire la suite...

Epiphanie et effet barnum

Public, aujourd'hui je vais te parler d'une autre frasque d'écrivain, si ça te gonfle, passe ton tour.

Bon, en gros, le bordel que je suis en train d'écrire, il est compliqué de chez compliqué au point que j'ai passé deux heures aujourd'hui à voir s'il serait pas possible par un truchement de transposer oStorybook à Android. A la fin, je me suis souvenu que je n'étais malheureusement pas Maurice Svay (bisou mon poisson rouge si tu passes par là) et que ce serait catastrophique, et je suis retourné à mon écriture.

Avant de me retourner la tête de la même façon que quand j'ai arrêté dimanche dernier : il fallait que je griffonne, que je dessine, comme quand je gribouille de l'UML en concevant une idée d'application.

Mais voila, c'est compliqué. Et vu que c'est compliqué, il a fallu que je trace des cartes à dimensions correctes sur Google Maps, que je vérifie à chaque fois les distances pour voir si elles correspondent à la dynamique de mon histoire.

Je prends un échantillon ensuite d'une capitale et je commence à essayer de la situer géographiquement, avec trois repères géographiques, et une contrainte de temps (passer par les trois points à pied ne doit pas prendre plus d'une demi heure). C'est une capitale, donc il doit y avoir des intérêts géographiques : un estuaire, une grande rade... Pour un des repères j'ai un belvédère sur l'océan, l'autre est posé de l'autre côté d'une anse...

Je termine mes cartes, les choses prennent bien forme. Et pour déconner, je passe sur Google Earth.

Le "temple de l'eau bleu" est sur la colline... C'est une installation hydroélectrique sans doute, mais elle a l'architecture globale que j'imaginais. Il y a le chemin a flanc de colline qui descend parmi les pins. Et de l'autre côté... Bah c'est pas ce que j'imaginais, mais dans l'esprit j'ai retrouvé la même impulsion. Au point que j'envisage de changer un peu les choses, pour le cas où on me demande un jour si ces endroits existent vraiment... 

Pour le reste, je sais que ce n'est pas un délire de "je l'ai vu dans mes rêves", on est pleinement sur de l'effet Barnum mais...

C'était un chouette moment.

Ce bon vieux Jacqueline, champion en galettes

Public, tu le sais, je ne suis jamais le dernier à m'émerveiller des personnages historiques.

Aujourd'hui, vu que c'est la Sainte Jacquelines, j'aimerais te parler de Jacqueline. Ouaip, LE Jacqueline.

Nous sommes au XIII° siècle, eh oui, déjà, et à ce moment là, une grande rock star du moment s'appelle François, François d'Assises, principalement connu pour avoir eu l'idée géniale que, peut être, on pouvait avoir un peu d'ouverture d'esprit, et, éventuellement, on pouvait discuter avec les pratiquants des autres religions plutôt que systématiquement leur mettre sur la tronche, le tout en plein contexte de croisades, ce qui force le respect.

Accessoirement, plus tard, il aura carrément un fan club éternel, appelé l'ordre des frères mineurs (franciscains pour faire court), non pas parce qu'aucun d'entre eux n'a la majorité, mais essentiellement par culture du complexe d'infériorité, qui contribueront à l'histoire avec des inventions comme le rasoir d'Ockham, et le Nom de la Rose d'Umberto Eco. Encore aujourd'hui, certains tentent de surfer sur son succès, et c'est pour ça que le taulier actuel du Vatican s'appelle François, ça s'invente pas (alors qu'il est même pas franciscain, il est jésuite).

Bref.

François, il a dans son entourage Jacqueline de Septisoles, et Jacqueline, il l'aime bien, c'est son grand pote, il l'appelle d'ailleurs "Frère Jacqueline".

Ouaip, François, il était djendeur déjà à l'époque, on pourrait prendre des leçons. Big up, François.

Et Jacqueline, du coup, était marié à un homme, (mariage pour tous, François, ton ouverture d'esprit était quand même extraordinaire) au seigneur de Marino, un obscur cousin éloigné de Dante du nom de Gratien Frangipani. Porter un nom pareil, déjà, c'est pas facile, mais en plus ce pauvre gars a été pris d'un accès de mort alors que Jacqueline avait déjà deux gamins sur les bras.

Bref, Jacqueline, du coup, passait du temps avec son pote François, et l'invitait régulièrement dans sa grande baraque vide sur les hauteurs romaines, parce que la messe, c'était ingérable avec deux morveux à garder, les jeunes parents catholiques qui me lisent comprendront.

En bon pâtissier, et bien avant l'arrivée de Christophe Michalak (le pâtissier, pas le rugbyman), Jacqueline imagine un truc simple, une crème d'amande, dont François deviendra assez vite accro.

Jacqueline sera béatifié en tant que sainte, contre toute attente, en raison de ses relations, eh oui, avoir un pote à l'intérieur, ça marche pas que pour les boites de nuit. 

Mais rassure toi public, beaucoup de gens s'accorderont à dire que de toute façon, ce bon vieux Jacqueline méritait bien une place de Saint Patron des crèmes patissières, parce que sa fameuse crème aux amandes traversera l'histoire sous son nom de famille, et donc, si tu as bien suivi, la frangipane.

Tu vois, public, je vois pas pourquoi on s'emmerde à regarder la télé réalité ou les trucs qui font le buzz, parce que c'est encore une de ces histoires vraies (tu peux vérifier, j'ai tout bon) qui s'inventent pas.

Le capitalisme, cette autre forme de religion

Après tout, qu'est-ce qui diffère entre une main invisible qui répare automatiquement les erreurs de l’égoïsme et un messie qui nous délivre de tous nos pêchés mortels ?

Du coup, doit on lutter contre la propagande extrémiste ?

La fustigation de la Grèce et son démantèlement complet, est-ce une lapidation?

Le lutte du capitalisme contre le communisme est elle un djihad ?

Sacraliser l'entreprise en tant que moteur de la nation, est-ce adorer des idoles ?

Pendant ce temps...

Blackmore pose la question de la survie de l'humain au troisième réplicateur.

Hawking dit que l'invention de l'intelligence artificielle est peut être une des plus grandes erreurs de l'humanité, Musk approuve et Gates se demande carrément pourquoi tout le monde n'a pas cette préoccupation.

Je l'aime bien, la question finalement, je la trouve pertinente.

Retrait de deux billets

Pour moi c'est symbolique.

Mais ce soir, je décide de retirer deux billets. Parce que l'un référait à l'autre. Et que l'autre avait été perçu par certains comme portant des idéologies que je n'ai pas.

Vu que je ne sais pas bien légalement quels sont les contours de "l'apologie du terrorisme", et que je n'ai pas spécialement envie d'en faire, il faudra bien que je ne prenne pas le risque de mes idées.

On dira que j'en fais un peu trop. Mouais. Ça je m'en fous.

- page 1 de 235