Agapé dans mon canapé

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It just won't go away

Désolé les lecteurs, j'ai besoin de parler, même si je sais que ça ne va pas beaucoup m'aider.

Comme certains d'entre vous le savent, j'ai subi une agression devant chez un ami hier. Je vous rassure tout de suite, il y a eu plus de peur que de mal, les agresseurs ne m'ont pas blessé et n'ont rien réussi a prendre, parce que fou de peur et de colère, je ne les ai pas laissé faire, et mes appels à l'aide ont trouvé tout de suite une réponse. A l'ami en question, il peut remercier chaque fois qu'il les croise les habitants de son quartier, je ne peux pas dire à quel point je leur suis reconnaissant.

Voila comment je pense que s'est déroulée l'action. Je cherchais l'appart de cet ami, et je devais faire des courses à la supérette avant de passer chez lui. Donc j'ai regardé mon iPhone pour voir le plan, et je suis entré à la supérette. J'ai payé par carte, et celle ci a une jolie couleur brillante.

En sortant, je vais devant chez mon ami, je vois qu'il a un premier digicode sans interphone, donc j'appelle une autre amie qui l'a probablement vu que je n'ai pas son numéro. Cette amie me dit qu'elle arrive immédiatement. Et elle aime bien me surprendre, et m'attraper les yeux par derrière lui ressemble beaucoup.

Donc quand je sens qu'on m'attrape par derrière, je ne suis qu'a moitié surpris, jusqu'a ce que je réalise qu'on me ramène au sol. Je n'ai pas vu ce qui se passait, mais on m'a dit qu'ils étaient trois et qu'un me tenait les jambes. Celui la a du rentrer avec des bleus, parce que j'ai rué comme un sauvage.

Je tenais mon téléphone à la main, en pensant que c'est après cela qu'ils en avaient, mais un mec sure de lui me disait avec une voix confiante "bouge pas, bouge pas" et tentait de fouiller dans ma poche revolver. Continuant de frapper, j'ai pu dégager ma bouche et appeler à l'aide. C'est une femme du quartier qui a réagi en premier, frappant un des agresseurs. Tous les autres habitants ont débarqué illico, y compris un qui sortait de sa douche et a appelé la police. Mais personne n'a pu voir leur visage, ça s'est passé trop vite. Meme ma douce qui était avec moi n'a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait.

J'ai beau bien m'en sortir, cette scène me hante aujourd'hui. J'ai toujours pensé qu'en cas d'agression, je pourrais voir mon agresseur ou mes agresseurs, et que je ne me dégonflerais pas. Mais le fait d'avoir été pris dans le dos et d'avoir été impuissant quelques instants me serre le coeur. Je sais pas bien comment faire que ça passe. J'ai juste envie de vengeance ce soir. Et hier soir aussi d'ailleurs, mais je me suis trop imbibé pour que ca me hante sur le coup.

Je ressasse, et persiste à penser qu'il y avait un complice dans la supérette. Quelqu'un qui était près et qui a vu le code de ma carte. Il devait etre TRES près, parce que je fais des excès de précautions pour qu'on ne voie pas mon code. C'est la seule explication valable pour le fait qu'ils aient tenté à tout prix de prendre celle ci alors que j'avais un téléphone hors de prix en main, qu'il était probablement plus facile d'arracher.

Si quelqu'un a des conseils, je suis preneur.

Moment Roleplay

Alors, j'avais du le signaler, il m'arrive souvent de faire du jeu de rôle en ligne. Ca peut paraitre geek et ésotérique, personnellement je vois ça comme un exercice de littérature de groupe.
Ca m'amuse beaucoup. Mais vu que le mieux est que vous vous fassiez un avis, je vous livre une petite mission autonome que j'avais écrite il y a quelques mois.

liaison dangereuse
une femme nous a payés pour surveiller son époux qu'elle soupçonne de lui être infidèle
elle nous a également offert un petit bonus pour qu'on se charge d'éliminer sa rivale

objectif: suivre le mari de la sus-nommée sans se faire repérer et découvrir ce qu'il cache

objectif secondaire: éliminer la rivale



objectif facultatif: j'ai bien une idée, mais c'est trop pervers pour ce fofo :lol:

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Démocratie

Assis confortablement dans mon siège du palais bourbon, j'écoute distraitement le débat de fond. André Lefevre a reçu la parole du président du jour et défend la position de l'URP, le parti majoritaire. Le discours a déjà été entendu maintes et maintes fois, et le débat est plus là pour conserver une forme traditionnelle.
J'attrape mon verre, et le vide distraitement avant de le reposer. Mon voisin de gauche, le député Aubry, a l'air aussi peu passionné que moi. Une phrase de Lefevre attire mon attention

- Messieurs de l'opposition, cessez à la fin de faire passer cette autorité de controle des cultures minoritaires pour une sorte de Gestapo !!!


C'est le moment. Pour le spectacle, les locataires des bancs de gauche se lèvent en une seule masse pour manifester verbalement leur mécontentement, je suis le mouvement. Quand je me rassois, Aubry m'apostrophe.

- J'ai beau ne pas être là souvent, j'ai comme des impressions de déjà vu


Je ne relève pas et décide de changer de sujet

- Comment vont les gosses Christian ?


Il me regarde un instant, avant de comprendre que j'ai juste envie de faire la conversation, et que ce qui se passe dans l'hémicycle ne m'intéresse pas plus que lui.

- Ma foi, que veux tu que je te dise... Le premier devrait reprendre mon siège d'ici quelques années. Le deuxième, naturellement, va rejoindre les media. Ca n'a pas l'air de le déranger, il s'y est fait depuis qu'il est tout petit, et l'idée que c'est là que tout se décide est bien rentrée. Je dirais même qu'il a l'air heureux.


Il reste pensif un instant.

- Alors ça y est, la constitution européenne a été légèrement amendée ?
- Oui. Pression de l'union pour la Royauté Présidentielle appuyée par l'empire chinois et l'audiovisuel. Le changement de mots fait que cette loi devrait passer sans aucun problème


Nouveau silence. En fond, le débat continue

Non monsieur Lang ! Les conversations privées ne doivent plus être une zone de non droit ! Enfin, il faut protéger le peuple de ses éléments dangereux non ?

Ce n'est en rien ce dont je révais. Quand j'étais enfant, je regardai de loin les beaux messieurs de la démocratie sur le grand écran plat de mes parents. C'était notre seul luxe d'ailleurs, mais vu que la redevance télévisuelle était devenue obligatoire pour tout le monde afin d'inciter ceux qui n'avaient pas la télé à s'en procurer une, c'était le luxe que beaucoup de citoyens se payaient de toute façon.
Enfin, on peut avoir l'impression que j'étais un gamin pauvre, mais mon père a eu la chance d'avoir un patron député qui lui fournissait de quoi vivre et un logement pour son travail. Il fallait être d'une autre extraction pour être indépendant et avoir son propre domicile, mais au moins avions un toit.
Bref, je regardais ces beaux messieurs, et je nourissais le rêve que si je travaillais dur je pourrais un jour en faire partie. Mon père s'est endetté pour m'aider à faire une bonne école, et avoir ma propre entreprise, et enfin, après de longues années de labeur, j'avais eu ma place de député, achetée à prix fort au président. Mais bon, hormis Christian et deux trois autres députés, aucun ne m'adressait la parole : j'étais issu de ce qu'on appelle la "démocratie de cape". Un parvenu en somme.
Bien que présent quasiment systématiquement à l'assemblée, mes illusions avaient disparu il y a longtemps. Le débat existait pour rassurer le peuple, lui faire comprendre que nous étions toujours une démocratie, de la même façon que je laissais mon père dans son illusion de fierté d'avoir un fils qui se battait pour ses droits. En pratique, le président décidait, le législatif appliquait. Ceux qui s'opposaient sans license pour le faire étaient "suicidés politiquement".
Cela ne dérangeait pas le peuple. Ils aimaient leur président. Ils l'élisaient d'ailleurs toujours tous les cinq ans, lors d'un grand reality show. Le numero de téléphone était assimilé à l'identité, et chacun pouvait voter par message texte. La dynastie en était à son troisième président.
En pratique, entre nous, nous parlions de "présidence de droit médiatique". Parce que c'est ainsi que cela fonctionnait. L'audiovisuel choisissait un candidat (toujours le même) et le mettait en valeur afin qu'il remporte les suffrages. Panem et Circenses, tout le monde était content.
Voix du président en fond

- Avis de la commission ?
- Défavorable
- Avis du gouvernement
- Défavorable, pour les raisons expliquées par la commission.
- Nous allons passer au vote alors. Qui est pour ? Qui est contre ? Cet amendement n'est pas adopté


Voila. Nous avions proposé qu'afin que les couples puissent se développer, une exception à la loi sur la protection des conversations privées soit offerte pour les mariages et autres unions, mais visiblement, ça ne collait pas dans les plans des décideurs.
La séance était levée. J'en fis de même, récupérant ma redingotte, amer. J'aurais du remercier mon père de la chance qu'il m'avait offerte d'être à la bonne place.
Muettement, passant les portes du palais bourbon, je le maudis ainsi que mes aieux pour ne pas avoir fait l'essentiel : se battre pour une France qu'ils aimaient, ou la quitter.

Gateau au miel et à l'absinthe

Ingrédients :
  • 90 g de sucre + 1 pincée pour le sirop
  • 100g de farine
  • 3 œufs
  • 100g de beurre
  • 4 cuillers à soupe d'absinthe (plus si vous êtes gourmands)
  • 3/4 cuillers à soupe de miel
  • 1 sachet de levure

Préparation
  1. Préchauffez un four à 160°
  2. Mélangez le beurre ramolli et le sucre pour obtenir une pâte homogène
  3. Rajoutez le miel, puis 3 cuillers d'absinthe, puis la farine, et la levure
  4. Rajoutez les oeufs. Attention, à ce niveau la, la pâte fait des "coussins", il faut rebattre vigoureusement
  5. Enfournez pendant 45 minutes
  6. Préparez le sirop : la cuiller d'absinthe qui reste, un verre d'eau, une pincée de sucre, bien mélangés
  7. Une fois le gâteau sorti, versez le sirop de façon homogène dessus

L'absinthe à choisir risque de faire varier pas mal le gout. Prenez la forte en plante si c'est la plante que vous cherchez, mais je me dis que la Montmartre avec ses arômes fruités et sa cannelle peut être assez délirante.

Personnellement, j'ai expérimenté avec la Duvallon, qui a un bon développement aromatique tout au long du gout.

Voila ce qu'ils en ont pensé

Symphonie Fantastique (étudiant en musico, membre du forum L'Heure Verte)

J'ai gouté ce gateau et je l'ai trouvé très bon!
Pourtant je ne suis pas trop dessert en général et pour que ça me plaise il faut que ça soit assez léger (ou du moins que ça en donne l'impression ;) ) et c'est tout à fait le cas avec ce gâteau.

Luc-Santiago Rodriguez (que je ne présente plus)

Félicitations Aggelos pour ce gâteau, il est excellent. L'absinthe se sent bien, sans masquer les arômes du gateau en lui-même. Tu as raison en préconisant une absinthe forte en plante. La Duplais France Verte doit également donner de bons résultats (déjà essayée avec succès dans des gateaux).
Il a été également très apprécié par des gens qui n'aiment pas l'absinthe !
En revanche, mieux vaut ne pas boire de verte en même temps.


Ministère des arcanes

On m'a demandé un jour quelle était ma définition du mot "culture". J'avais répondu en substance que la culture est la manifestation de l'idiosyncrasie d'un peuple avec son histoire.

Petite piqure de rappel :

Idiosyncrasie : Disposition qui fait que chaque individu ressent d'une façon qui lui est propre les influences des divers agents

L'UNESCO la définiti de la sorte :

Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.


Quand je considère le groupe social qu'on essaie encore vainement de délimiter à "la France", je suis forcé d'être attristé. Laissez moi développer.
La France dispose d'un des patrimoines culturels les plus riches au monde. Que ce soient nos penseurs, écrivains, poêtes, dramaturges, peintres, musiciens, ou bien nos différentes religions, que feu notre status de "terre d'asile" nous a fourni en abondance, notre système de valeur quand même fondamentalement chrétien, mais emprunt de l'héritage de Descartes, Lavoisier et les lumières, notre côté épicurien, hautain et grande gueule, ils ont tous une chose en commun : ce sont des caractères transmis !!!

Notre culture est une partie intégrante de notre phénotype, et par analogie, c'est aussi une part de notre hoirie, que l'on nous a transmise et que nous partageons, transmettons à notre tour.
Font partie de notre culture, outre notre histoire, les chansons que nous chantent nos mères, les contes que l'on nous raconte, et plus tard les artistes sur lesquels on nous force à ouvrir les yeux, les oreilles, parfois même dans la douleur (des fois j'eus aimé que Rousseau ne fasse pas partie de la culture française, j'avoue). Font partie de notre culture les pensées et textes des grands auteurs, que l'on cite en référence, commente et amende, les exégèses sur les textes et paroles des grands esprits, et toutes ces choses que nous partageons autour d'un repas, d'une bière, d'une cigarette, ou dans un trajet de train.

Bref, en quelques mots : la culture ce sont ces facteurs de notre environnement global que nous partageons et transmettons. Et c'est quelque chose que nous faisons naturellement, sans avoir aucune valeur morale sur le sujet. Pis encore, c'est un mécanisme naturel, animal.

Par contraposée ce qui ne peut pas être librement partagé et transmis par et à tous, intemporellement, n'est pas de la culture. Si la lecture d'un texte religieux n'est autorisée qu'à une élite, ce n'est pas la culture, c'est une arcane. Si Mein Kampf n'est pas en rayon dans les librairies, et/ou que je me fais ficher quand je l'obtiens d'une manière ou d'une autre, c'est une arcane, et un épouvantail au passage. Si la seule façon possible pour que je puisse écouter et chanter du Christophe Willem (ou Lorie, ou Renan Luce, faites votre choix) est de payer pour ça, ce n'est pas de la culture, ce sont des arcanes. Des informations, des traits réservés à une élite qui peut payer, ou à une minorité qui a fait le choix de payer en particulier pour ces artistes. Ca n'est pas partagé au niveau global.

J'appuie encore une fois sur intemporellement. Ce n'est pas parce que c'est passé à la radio ou à la télé que c'est partagé par tous et que cela se transmet dans le patrimoine. C'est la simple raison pour laquelle la majorité des artistes d'aujourd'hui ne sont que des "étoiles filantes". Leur pérennité n'est assurée que sur une fenetre de temps limitée, et ensuite seule une minorité pourra retrouver ou partager ce que ces artistes avaient fourni.

Si les artistes veulent faire de la culture, et donc mettre un pied hésitant dans l'immortalité, alors la démarche de limiter l'accès à leur création à ceux qui peuvent se le permettre ou à une minorité élective amène à l'échec.

Présenté comme cela, la volonté des "artistes" (prenez des pincettes pour les guillemets dans certains cas) à vivre de leur création est complètement hors du sujet de la culture. J'en veux pour exemple que Van Gogh n'a pas vécu de son oeuvre. Et globalement, la majorité des gens en pamoison devant ses tableaux n'en n'ont cure. La contraposée n'est pas vraie cela dit : si l'on veut encourager la culture, il faut encourager les "culticulteurs" à produire.

J'en viens à questionner le choix fait par notre gouvernement aujourd'hui : pour encourager les artistes, partie des "culticulteurs", il propose de garantir que leur production n'est pas partagée, échangée avec trop de liberté. Et là, je vais pour le coup être vulgaire : y a que moi qui trouve que c'est con ?

Et si encore une fois on ne s'était pas posé la bonne question ? La question que l'on se pose dans le cadre de la loi "Création et Internet" et qu'on s'est posée par le passé dans le cadre de la loi "Confiance dans l'Economie Numérique", c'est "comment garantir que toute personne consommant ou partageant la production d'un artiste (nda : donc, pas encore de la culture, une simple production) a bien payé pour le faire ?"
Je vous pose la bonne question maintenant : "Comment exploiter les nouvelles technologies permettant un partage et un échange à plus grande échelle et à plus forte cadence afin d'alimenter notre culture ? Et ce tout en conservant l'effort de production nécessaire à alimenter ce tonneau des danaïdes ?"

Note, au passage, il faut absolument éviter la situation du "génotype du guépard". L'espèce est en danger pour une raison idiote : la diversité de leur gènes est est tellement faible que l'espèce ne peut plus s'adapter à un environnement changeant. Cela veut dire deux choses pour notre culture : d'abord que son alimentation doit être sans cesse renouvellée, et qu'en plus elle doit être riche et variée. Donc deux choses à éviter absolument :

  1. la situation "tête de gondole de la FNAC" actuelle, qui ne répand qu'une dizaine de créations à la fois
  2. la situation de pénurie (d'où la nécessité à continuer à encourager l'effort de production)



Personnellement, je suis un gars bête alors je regarde un peu ce qui se passe autour de moi, et je pose les questions suivantes :

  • Pourquoi Nine Inch Nails qui fournit pourtant gratuitement ses albums dès leur sortie était-il cette année un des groupes les plus vendus (sinon le plus vendu sur Amazon)
  • Pourquoi World Of Goo qui est pourtant piraté à plus de 90% a-t-il à un moment été le deuxième jeu le plus vendu sur Amazon ?
  • Et pourquoi finalement on ne profiterait pas de la longue traine ? Cela plus une gabelle (par exemple la license globale) pourrait alimenter un gros paquet de culticulteurs plus ou moins connus



Je ne veux porter aucune accusation (si en fait, un peu) mais j'ai très sérieusement l'impression que la loi "Création et Internet" est une caractérisation de la sclérose d'une industrie mourante, qui plutôt que s'adapter comme ont pu le faire l'industrie automobile (qui s'oriente autour des services) ou de la construction informatique (IBM qui a arreté de construire des ordinateurs pour s'orienter vers d'autres branches), fait lourdement pression sur un gouvernement autocratique pour emporter la culture avec elle.

Le problème, c'est que les industries vont et viennent. Le comportement animal, lui reste. Cherchons des solutions pour aider ces industries à perdurer, quitte à les brusquer un peu à changer leur modèle, plutôt que tenter de devenir des guépards.
En attendant, je demande solennellement à ce que si la loi "HADOPI" comme on la surnomme vient à passer, le ministère de la culture soit officiellement, et par texte de loi, renommé "Ministère des Arcanes"

Oubliez la verte ! Vive le Nuoc Mam !

Je suis un peu inconstant en ce moment. Je crois que je suis encore en train de me chercher.

Bref, en pratique, l'absinthe n'est plus ma grande marotte. Sérieusement.
Comment cela se fait-il ?

Et bien voila, je fréquente via quelques réseaux des amis vietnamiens dont les parents gèrent un restaurant de haute gastronomie. Ils m'ont appris beaucoup de choses sur la cuisine orientale. Mais il y en avait une que je ne savais pas.
Le Nuoc Mam n'est pas qu'un condiment ! Certains amateurs aux gouts recherchés consomment le Nuoc Mam comme d'autres consomme le thé, ou comme moi je consommais l'absinthe !

Il faut savoir qu'il y a une vraie industrie de la fabrication des Nuoc Mam de luxe, a partir de produits de la mer ou des rivières. Les gouts sont très différents, et il existe des dizaines de façon de le consommer !

Ma préférée par exemple est celle dite du "grain noyé". Elle se fait en fin de repas, et nécessite d'avoir un verre de Nuoc Mam légèrement dilué. On prend ensuite un grain de riz cuit du repas, que l'on citronne légèrement, et on le laisse se dissoudre dans le verre. C'est un véritable régal. Mais ce n'est pas tout. En voici d'autres :

  • La troublée : on boit le Nuoc Mam dilué avec un bouillon de riz
  • L'épicée : meme chose que le grain noyé, sauf que l'on prend un piment. Pratique en dehors des repas, en début de soirée par exemple
  • La pêcheuse : se dit quand on boit son Nuoc Mam nature
  • La gourmande : un morceau de sucre dans le Nuoc Mam


Quand je vois d'ou je viens (le thé, la bière, l'absinthe) et que je découvre des boissons d'une telle complexité (plus ou moins herbeux, plus ou moins salé, relents de sucre, forte amertume, forte acidité, forte salaison, longueur en bouche), je me dis que le monde des boissons est encore vaste et qu'il me reste tant de choses à parcourir !

Histoire de pas passer pour un con

Bon, certains ont pu etre choqués par les propos que j'ai tenus sur Twitter récemment
Je cite, avec des pincettes

JMLP : "les chambres a gaz sont un détail...'. 4% des morts de la WWII pour l'holocauste. Détail numérique, pourquoi pas. Détail moral ?

En relation : 58% des morts de la WWII = civils alliés. Grand point moral de la WWII : c'est la première guerre "contre les civils"

Note : je ne minimise pas l'holocauste, je le condamne comme un acte de barbarie inhumain. Mais l'arbre cache parfois la foret

Voila. Bon ca fait un temps que j'avais pas blogué, ca m'attriste de repartir la desus.

Le propos que j'aimerais défendre, c'est le fait que je crains qu'il y ait une déformation de la perception par manque de culture des nouvelles générations. Je ne suis pas négationiste. Comprenez moi : Primo Levi est pour moi un auteur de référence, et j'ai levé bien haut la main quand il a fallu défendre son oeuvre dans des cercles de lecture lycéens.
Pour moi, chaque vie est précieuse. Et ces 4 millions de morts dues à des colères ou des haines infondées, je trouve ca au mieux absurde, au pire inconcevable d'inhumanité.

Voila ce dont j'ai peur : que les seules choses dont on se rappelle bientôt de cette guerre soient deux bombes, des chambres à gaz et des camps de concentration.
Ce que je ne veux pas qu'on oublie, c'est qu'au dela de ça, cette guerre a marqué un tournant dans l'histoire des grands conflits européens et mondiaux.

Jusqu'a la fin de la première guerre, la conception d'une guerre c'était avant tout des armées qui s'affrontaient sur des champs de batailles. Seulement, l'Allemagne a voulu marquer un grand coup. Des les premières attaques, l'Allemagne nazie a voulu créer la terreur en tuant des civils.

Ce sont des civils qui ensuite, en France et ailleurs, ont fait cette guerre. Au final, dans les décomptes, 58% des morts de la seconde guerre mondiale sont des civils alliés. 62% en comptant les civils allemands.

La ou on transmets l'enseignement de l'horreur de l'holocauste, ma première vision de l'horreur de cette guerre, ce sont les mots de ma grand mère dans lesquels on sentait la terreur qui disait a propos de petites routes de campagne que nous prenions qu'étant plus jeune, elle était terrorisée de les prendre, simplement pourtant pour aller chercher des oeufs !

L'holocauste, aussi horrible soit-il, ce n'est que moins de 10% des pertes civiles lors de cette guerre. Un détail ? Non surement pas, meme si je conçois que 4,5% sur l'ensemble des morts total de cette guerre puisse passer pour un détail pour certains. Ce n'est pas un détail moral. Mais il est important, pour le devoir de mémoire, de se rappeler que cette guerre ne se résume pas à ça.

Si on le faisait, on pourrait juger normal le fait que les américains aient abattu 100 000 civils en Irak : ils n'ont pas été torturés, ils ont été pris dans la guerre.

Time Capsule

En attendant, quelques lignes en témoignage à moi même (comme ces capsules laissées en témoignage aux gens du futur) du moi qui est naif et n'est pas encore trop amer au moi qui le sera sans doute dans quelques années.


Ceci dit, j'ai longtemps pensé que l'amertume était quelque chose de négatif. Maintenant j'en pense qu'il s'agit d'un caractere fort qui fait contrepoids au sucré et ne réhausse que celui ci

- Moi, février 2006

Je dois avoir un don de prescience un peu foireux. Il y a trois ans j'ai du avoir une vision transcendantale qui tournait autour de l'amertume et du sucre, et j'ai du interpréter ça comme le fait que je serais un mec grand sinistre et moche, ou je sais pas bien.
Sur ce plan là, ça va, toujours grand et moche, mais plus l'impression d'etre toujours aussi con et pas le moins du monde sinistre.

Bref, la métaphore de l'amertume et du sucre, ca devait être une référence à l'absinthe j'imagine :D

Quand les paillettes remplacent le magétisme

Vous le savez, j'aime de temps à autre consciencieusement me nettoyer le cerveau, et pour ce faire je vais voir une bonne grosse production américaine. Vous savez, le truc qui nettoie entre les synapses.

En l'occurence Twilight

- Nooooooon il est pas allé voir Twilight - Oh bah si il a l'air sérieux là


Attention, hein, j'ai lu la critique

(...) La tension et l'alchimie entre les deux comédiens crèvent les yeux dès leur rencontre (...) - Metro

Diablement pertinent. L'alchimie en question, pour ce que j'en ai compris, ca doit être la recette du gruyere sardines frites et coca, parce que si je me rappelle bien, à leur rencontre, le gars donne l'impression qu'il a envie de vomir. Bon, ça tient aussi à l'acteur, il a l'air gentil, mais il a autant d'expressions qu'un ado gothopouf qui rationalise sa crise d'adolescence : fanfaron, malheureux, et courroucé.

(...) Une belle métaphore du désir adolescent dans ce qu'il a d'extrême et de contradictoire. - TéléCinéObs

Sans doute pour ça que ça parle aux ados. Mais encore une fois, le fond de l'histoire manque de piquant et de saveur... Lestat qui vampirise sa mère, tombe presque amoureux d'elle et elle qui le délaisse... Ca c'est freudien ou je ne m'y connais pas !
Le film (ou le roman) aurait pris du cachet si les vampires en question étaient forcés d'assumer leur nature. La possibilité qu'ils ont de survivre sur autre chose, et la capacité qu'ils ont à l'assumer (cf Louis qui essaie ça pendant quelques siècles de se nourrir d'animaux et que ça rend misérable) rend le danger presque... inexistant ? Et la contradiction de pair. L'idée est exploitable, mais on n'y met pas la pêche qu'il faut. Pour moi ca tombe à plat.

...
...
J'allais vilipender en citant le nouvel obs, mais visiblement Allociné a mal compris le ton de l'article, qui traduit bien une partie de ma pensée

Bref. J'avouerais que j'ai toujours du mal quand on essaie de faire du "commercial" autour du mythe du vampire. C'est dans sa simplicité que le vampire est le monstre le plus fascinant qui ait jamais été créé. En réalité, peu importe ses pouvoirs, ce qui m'a toujours intéressé, ce n'est pas ce qu'il peut faire, mais ce qu'il fait en fonction de l'étendue de ses possibilités. Il n'y a qu'une seule règle.
Notre morale enfantine veut que le vampire soit un être qui souffre. C'est justement pour cela qu'il s'agit d'un monstre. Une créature qui se nourrit de l'homme pour entretenir son pouvoir et sa beauté, pour entretenir sa supériorité, ça existe. On appelle ça l'homme. Un monstre on a le droit de le mettre dans des situations dans lesquelles il souffre, et c'est "juste" qu'il meure à la fin. Pas de procès pour un monstre.
Pas de procès, donc par contraposée, en dehors des lois.

Voila le cadre, en une phrase donc : le vampire est l'homme sur lequel on a collé une étiquette de monstre pour le libérer et s'en libérer.

Donc, dès la base, le concept d'un vampire qui a réussi à se ramener à une condition d'humain, c'est absurde, vide de sens. C'est tuer dans l'oeuf un développement phénoménal. Et ça enlève la beauté de certaines choses. Je vous donne un exemple. Qu'est-ce qui est intrinsèquement le plus beau ?
Proposition 1 : Edward est un vampire parce qu'il n'a pas eu d'autre choix, et il refuse de vivre en prédateur. Il tombe éperdument amoureux d'une humaine, au risque de lui nuire parce que sa relation à elle échappe à son controle
Proposition 2 : Edward est un vampire parce qu'il n'a pas eu d'autre choix, et il refuse de vivre en prédateur, mais cela ne lui laisse d'autre choix que mourrir. Par conséquent il est forcé d'assouvir sa nature. Il tombe éperdument amoureux d'une humaine, une de ces créatures qu'il tue et dont il se nourrit régulièrement.
J'entends dire que des adolescentes se font tatouer

The lion fell in love with the lamb

Ont-elles conscience que cette phrase, issue du contexte présent, est vide de toute le sens qu'elle pourrait porter ?

J'ai pesté après Rice, qui finit par être chiante, dont tous les personnages sont homosexuels (trouvez moi UN contre-exemple), mais chacun de ses vampires représente une façon d'être humain. Ce n'est pas "le gentil vampire" et "le méchant vampire".

Voila. Je vomis sur ce film, ce roman, cette license. Et pour la même raison je vomis sur Buffy et ses vampires à la con, sauf quand cette série fait l'effort intellectuel de ne pas se prendre au sérieux.

Triste société que celle qui vénère un vampire auquel on a enlevé le magnétisme pour le remplacer par des paillettes sur sa peau qui brillent au soleil.

бабочка

L'aube m'a réveillé ce matin et j'ai cru me noyer de rosée
Prisonnier d'un lit trop longtemps occupé et qui m'etouffe encore
J'ai attendu dans l'angoisse et le noir : de bouger je n'osais

Au travers d'épaisses couches de draps de soie meurtrissant mes membres
J'ai pris peu à peu conscience qu'en un soupir avait changé mon corps
Et déjà fébrile je lutte pour me libérer et goutter la lumière d'ambre

Cette lumière pénètre le carcan que j'ai enfin brisé et déjà je me déploie
Fripé et malhabile, je fais mes premiers pas dans un air inédit
Chargé d'effluves de la vie renaissante et d'un hier qui se dédit
Présence nouvelle d'un petit bout de monde dont la liberté sera ma loi

Car dans ces jours nouveaux ou tout commence ma beauté me rend royal
Et dans l'incertitude d'un demain sans doute trop proche je veux vivre pleinement
Paré maintenant des attributs qui feu impropre me rendent complet et vainement
- Oui : vain je me permets enfin d'être tout plein que je suis - je veux être un prince sans féal

C'est la joie nouvelle d'un univers qui débute après ma métamorphose
D'une nouvelle dimension qui s'ouvre en moi et autour de moi
Je m'étends, je m'étire, je me solidifie devant la nature en émoi

C'est la joie d'une vie nouvelle et intense que dans ces premiers instants
Ces instants qui sont les plus flous et les plus enivrants
Qui gonfle mon coeur d'un bout a l'autre de mon envergure... Des aujourd'hui je suis grandiose

Bonnes résolutions : on a abbatu les cloisons et posé un canapé

Attention, j'ai un mois de retard, donc ça va être gentiment musclé.

Tout d'abord, lecteur, lectrice que j'aime, je te souhaite une excellente année 2009. Ca va pas être drole par défaut, alors je te propose qu'on mette ensemble un peu de drolitude dans nos vies, ça sera toujours ça de fun de pris hein ? :)

Bref, j'ai commencé pour ma part par prendre des nouvelles résolutions plutôt dans le fnu. D'abord, comme vous le voyez, j'ai légèrement migré entre-nous en dotclear2.
Alors ouais, je sais, Helvetica c'est impersonnel, hyper utilisé, genre c'est la nouvelle comic-sans (pose ce fusil Mitt), mais je préfère un thème impersonnel qu'un thème qui colle pas a ma personnalité. Faudra que je tente vainement de réadapter le theme que la sus-citée avait gentiment (et je lui baiserais bien encore les pieds pour ça si ça ne faisait pas obséquieux) fait pour l'ancienne version. Oui, notez, je n'ai rien fait contre ma psychorigidité.

Je ne reviendrai pas sur le discours d'évangélisation bien mérité sur DotClear2. C'est un super produit et honnetement comparé à l'ancien, considérant que le mot "foutral" a été enlevé du dictionnaire (quel drame), je me contenterai de dire qu'il est masturbatoire.

Maintenant, lecteur, lectrice, j'ai besoin de tes conseils si tu utilises cette formidable plateforme (j'en suis tellement ému que je mettrais bien un lien vers le blog d'Olivier sur tous les mots mélioratifs de ce billet).

Parlons peu, parlons bien : tes conseils ? Quels plugins ? Je suis tout perdu.

Bon, bonnes résolutions, suite. La semaine prochaine, je tente d'arreter la clope. Oui, j'ai une motivation : j'ai besoin de la fortune que me coute la cigarette pour collectionner. (Je ne reviendrai pas sur ce sujet, il y a déjà eu trop de débats)

Une autre résolution risque de me passer au travers de la figure si une amie a moi cafte mon numéro au passage. Ouip, un trio de danseurs blacks et homos (j'invente rien) m'a défié de passer au relooking extreme entre leur mains, et j'ai relevé le défi. Probleme : j'ai 10 kilos de trop pour faire les soldes. C'est inadmettable ma bonne danse. J'en ai honte jusque sur ma balance.

Sinon, si vous jetez un coup d'oeil dans les liens, vous verrez un truc japonisant qui renvoie sur un forum. Bah c'est un peu ce qui m'a occupé en décembre. Yami no senshi sera bientot un jeu en ligne, et l'auteur de ces lignes en a signé l'histoire globale et un gros morceau de l'univers. En plus de deux trois bouts de code (release bientot j'espere) et des conseils techeniques.

Voaaaaaaaaaaaaaala. Hop, le post de nouvel an et la migration, c'est fait.

En chantier

Oui, bon, ok, je fais un peu de ménage, et je suis a vous bientot :)

Ressucitez l'heure verte ! (ou l'apologie de la "fée verte")

Les débats de goûts et de couleurs étant ce qu'ils sont, parler alcool, si la discussion n'est pas accompagnée par le geste (ce qui est dommage d'ailleurs), on en vient bien vite à se prendre le bec.

Rien de plus normal aujourd'hui que, lorsqu'on trinque avec des amis, on fasse sauter le bouchon d'une petite canette, voire que le verre se remplisse à la pompe. Ca n'empêche pas les puristes de vous dire qu'un panaché c'est sacrilège (diantre) ou que, franchement, faire un demi-pêche avec une Guiness ça craint un peu (bigre... Remarque, je l'ai jamais fait).
Pareil pour le vin. Je veux qu'on m'explique ce qu'il y a de mal a fêter le beaujolais nouveau. Ok, ce n'est pas un "Nuit Saint Georges" mais quelque part, on s'en moque non ? La boisson devient alors un prétexte pour la fête !
Et, je vous jure, je n'invente rien, alors qu'on se boit généralement un petit pastis glace, le premier qui vient, quand on se fait un petit apéro en plein été, vous allez trouver quelqu'un qui va vous dire que vous mettez trop d'eau dans votre Ricard, et que le 51 de toute façon c'est bien meilleur.

Je remercie toutes ces boissons. Sans avoir tout cela sous la main, je n'aurais jamais pu me faire une bouche de gourmet. Sans avoir tout cela, je n'aurais jamais pu passer de bons moments. Parce que de la plus mauvaise à la meilleure, c'est à la fois parfois de bons moments de dégustation, et parfois juste des moments de grande déconnade.

Alors je revendique : je VEUX parler d'absinthe comme je parle de bière. J'EXIGE pouvoir me dire que pour une fois, plutôt qu'aller dans un bar à bières, on va passer une soirée dans un bar à absinthes. Et que ça ne choquera personne.

Et bien si ma bonne dame, quand on parle Absinthe aujourd'hui, les gens vous regardent avec de grands yeux et vous classent dans l'une ou l'autre de ces catégories (et encore, ce n'est même pas exclusif) :

  • Petit bobo cul-coincé qui s'est planté d'époque
  • Narcotraficant en manque de sensations fortes


Et les questions de s'enchainer "Mais c'est pas illégal" ? NON ! "Mais ça ne rend pas fou et aveugle" ? NON ! "J'ai cru lire que ca induisait des comportements (barrez la mention inutile) psychopates, d'obession sexuelle, hallucinatoire, ou alors ça vous fait ressembler à Johny Depp (je voudrais bien remarque)" Mais NON à la fin !

La France est franchement ingrate. Elle a oublié qu'avant le début du 20° siècle, la plus populaire de ses boissons était une anisée couleur de plante... Et que de l'ouvrier moyen à la haute bourgoisie, tout le monde prenait le temps, entre 5h et 7h, de célébrer l'heure verte ! C'était la boisson de tout un chacun. Au point même que le vin avait fini par ne plus se vendre si bien que ça (fichtre)
L'absinthe n'est pas un objet de culte, c'est juste un morceau de notre culture qu'on a rangé au fond d'un placard avec la mention "honteux". Et qu'on a remplacé par quelque chose d'approchant, mais moins connoté : comment croyez vous que le pastis soit devenu populaire ? Du genre "maman, j'ai arreté de porter mes fringues punk, maintenant je ne porte plus que des treillis".

Alors c'est bien beau, aujourd'hui on associe l'absinthe à Degas, Verlaine, Zola, dis donc ça fait cultivé... Personnellement, et aujourd'hui je le revendique, j'ai découvert l'existence de la boisson en lisant le comics adapté du Dracula de Copola. Mais voila le drame, on a oublié la culture populaire qu'il y avait autour : les pichets humoristiques, les bonnes phrases du cru du genre

L'absinthe fait de moi un autre homme, pourquoi celui ci n'aurait-il pas droit à ses deux verres ?

les caricatures, les inventions toutes plus burlesques les unes que les autres sur "comment la consommer au mieux et le moins cher possible" (l'équivalent de "ouvrir une canette de bière sans décapsuleur et de 200 façons différentes"). On a oublié que l'absinthe se buvait comme le pastis, et on a rajouté au rituel l'élément du feu, qui est certes marrant et impressionant, mais qui revient à peu près à mettre du sirop Auchan dans de la Carolus, ou faire un marathon girafe. Et on a oublié aussi que le rituel est quelque chose de sympa, mais pas de sacré. Passez moi une fourchette, un pichet d'eau et un verre à pied, et juré, je vous sers une absinthe. Même en la flambant si ça vous amuse.

De la même façon, il y en a pour tous les goûts, et pas mal de budgets. Il y a les canons d'accord, et on fait très franchement la différence entre une absinthe distillée et fabriquée par des passionnés à partir de recettes d'époque, et l'absinthe que l'on boit tous les jours en Pologne ou à Prague. Et bien quand tout le monde tourne à la kro', je veux tourner à la macérée. Mais quand je suis dans un moment plaisir, je veux sortir ma Nouvelle Orléans, et l'apprécier en connaisseur, avec les objets d'époque de belle facture que j'ai glané dans des brocantes. Comme on ferait la différence entre un Beaujolais le jour de sa sortie et un Bordeau dans sa carafe à décanter pour un bon repas.

Aujourd'hui, j'aimerais qu'on dédramatise la chose, et qu'on lui enlève un peu de son excès de côté "glamour". Revenons aux vraies valeurs : l'heure verte était un moment de fête, l'absinthe le sujet d'autant d'encensement que de traits d'humour. Je veux pouvoir en rire, en parler, et dire que j'en bois sans passer pour quelqu'un de bizarre. Je veux pouvoir en trouver de toutes les qualités, certes les très bonnes que j'apprécie en connaisseur, et qui sont les seules que l'on peut trouver en France (oui, mais quelles absinthes...), mais pourquoi pas aussi des plus "vulgaires", dans lesquelles, même si c'est une exagération du cinéma qui est devenu la pensée commune, je pourrai de temps à autre faire flamber mon sucre. Et que je choisisse mon bar en fonction de ce que je veux boire. Et non pas être obligé de choisir le seul bar qui en sert une bonne sélection dans la plus grande ville de France.

La science a tué le démon dans l'absinthe, tuons le à notre tour dans notre culture et réclamons à nouveau un morceau de notre patrimoine.

Informations générales sur l'absinthe, blah blah

Je vais vous raconter une petite histoire.

Nous sommes à la fin du XIX° siècle. A cette époque, le croirez vous, le vin n'était pas une boisson si populaire que cela en France, et la bière pas encore. A cette époque, à 5h, le temps s'arrêtait, et la France entrait dans "l'heure verte". Tout un chacun sortait tout un petit matériel de rituel, et les bouteilles se débouchaient, titillant nez et palais de senteurs anisées et herbacées. Le rituel de l'absinthe était un élément culturel fort, et respecté.

Mais voila, vous n'êtes pas raisonnable monsieur tout un chacun. Ce qui aurait pu rester un plaisir, vous en avez fait un vice. D'abord, je tiens à vous préciser qu'une boisson à 72°, même diluée 3 fois (donc 28° pour une boisson de 12cl), ça ne se boit pas en moyenne douze fois par jour. Ce n'est tout simplement pas sérieux. Surtout quand on sait qu'à l'époque, tout le monde n'était pas scrupuleux sur la qualité des produits...
Alors voila, je vous fais un petit tableau de la France aux alcools en 1910

  • Des rues où l'ouvrier moyen tangue autant que le radeau de la Méduse au Cap Horn
  • Des ouvriers moyens quand même en légère réduction parce qu'on leur vend n'importe quoi, et les pauvre, ça les rend sérieusement malade
  • Des viticulteurs qui, bon, faisaient leur métier, mais avaient perdu le gros du marché

Tout ça mélangé a mené à un équivalent de loi Hadopi (lutte contre le piratage au service des majors) mené par un gouvernement un peu propagandiste et des producteurs de vin dans le rôle de Vivendi Universal. Et remarque, le gouvernement communiquait de la même façon, exemple : []
Au centre du débat, moins l'éthanol et le reste que la thuyone, une substance qu'on trouve principalement dans l'absinthe (mais aussi le génépis et la chartreuse). Elle était un dangereux composé, épileptisant, etc. Même, ma bonne dame, que pour le prouver, il en avait été injecté une seringue dans un cheval, la pauvre bête était devenue épileptique (je vous jure, c'est marqué dans un livre de lutte contre l'alcoolisme de l'époque).

Bon, on plie le truc, on interdit tout ça en 1915, et hop, au pilori.
Il faudra attendre beaucoup plus tard (je vous renvoie aux liens en bas de page pour l'histoire complète) pour que l'absinthe soit de nouveau autorisée un peu partout (et des fois, par quelques détours).

Alors ça ne rend pas fou et aveugle ?
Bon, d'hors et déjà, je vous rappelle les chiffres évoqués ci-dessus. Personnellement, bien imbibé, je me considère comme relativement fou. Pour le reste, je vous livre un extrait de conversation entre Luc Santiago Rodriguez (une véritable encyclopédie autour de l'absinthe, et un homme à rencontrer)

Aggelos

La réputation de l'absinthe qui rend "fou et aveugle" pourrait avoir une raison plus profonde que la simple propagande. On parle d'une boisson extremement populaire, je ne serais pas étonné de savoir qu'il y avait des distilleries BEAUCOUP plus petites que les grandes distilleries (façon alambic des campagnes en fait).

Problème : un alcool mal préparé peut contenir en plus du méthanol un autre alcool, plus simple, qui est le méthanol. Le méthanol est facilement dérivé en acide formique (l'acide organique le plus simple) dans le sang, et peut avoir entre autres conséquences la cécité et meme l'asphixie (le sang acidifié capte moins bien l'oxygène)

Le méthanol est également appelé alcool de bois, et aurait pu venir de deux sources : alcools "bons marché" ou dégradation de la plante d'absinthe lors de la préparation. Un excès de plante aurait également pu causer un excès de thuyone... A voir, je crois moins à cette dernière hypothèse.

Tout ça est expliqué en détail http://absinthe.arthemisia.free.fr/vie.php?page=3


Luc Santiago Rodriguez

Casse-poitrine, sulfates de zinc, etc : ces absinthes "à 5 sous" étaient bidouillées dans les caves de caboulots peu scrupuleux avec des essences de provenance douteuse (mais arrivant souvent d'Italie), de l'alcool à brûler et du sulfate de cuivre. Ca ne coutait rien et ça rapportait gros. Tout cela était bien connu à l'époque et le gouvernement à toujours fait la chasse à ces horreurs. Bien que ne constituant qu'une infime partie de la production, elles ont certainement causé des ravages qui n'ont d'ailleurs plus rien à voir avec la thuyone. Les contrefaçons d'alcools n'était pas réservées à l'absinthe, bien évidemment.


Mais alors, l'absinthe ?
Et bien elle est légale en France aujourd'hui, à peu de choses près. On n'a pas le droit de vendre des "extraits d'absinthe" ou de "l'absinthe" sur la bouteille, mais on peut vendre des liqueurs aux plantes d'absinthes, spiritueux aux plantes d'absinthe, amers au plante d'absinthe...

C'est malheureusement devenu une boisson très "bourgeoise", la taxe sur l'alcool et la petite production en faisant un produit qui a rarement un prix "raisonnable" (en moyenne, la bouteille de 70cl coute vers les 50€, et les meilleures sont bien plus chères). En tout cas pour les vraies absinthes de qualité, distillées (vous pouvez trouver des produits qui se qualifient d'absinthe mais ne seront pas beaucoup mieux que des bons pastis pour moins cher).

Par contre... Etre absintheur est un plaisir dans beaucoup de sens, que l'on soit collectionneur ou consommateur, mais je reviens la dessus un peu plus tard.
Lorsque je fais découvrir cette boisson à des amis, cela ne rate jamais : lorsque je sors le matériel (verres, fontaine, cuillers, bouteilles, sucre, etc) les yeux s'écarquillent. Oui, parce qu'en bon absintheur, j'ai tout ce qu'il faut.

  • Les verres ont en général un réservoir, la plupart du temps (mais pas toujours) une marque pour la dose.
  • La fontaine est souvent objet de beaucoup de questions : l'absinthe se sert en versant de l'eau très fraiche sur un sucre, au goute à goute. Les moyens pour le faire sont nombreux, la fontaine reste un des plus sympas (avec le brouille absinthe à balancier)
  • Les cuillers sont de formes variées et simplement en avoir un choix fait partie du plaisir

Vient ensuite la dégustation :

  • Olfactive, la richesse et la complexité des parfums surprend souvent
  • Visuelle : la couleur et le trouble sont deux choses qui s'apprécient
  • Le goût enfin : ceux qui s'attendaient à quelque chose se rapprochant du pastis à cause de l'odeur d'anis en reviennent rarement



Encart : ON NE FLAMBE PAS L'ABSINTHE !
Classiquement, l'absinthe est préparée de la sorte :

  • Une dose au fond du verre
  • On pose la cuiller sur le verre, et un morceau de sucre (plus ou moins gros selon les gouts)
  • On verse de l'eau très fraiche sur le sucre, goutte à goutte, pour le faire fondre, et on complète à raison de 2 à 4 volumes d'eau pour un volume d'absinthe.

Le fait de faire flamber le sucre a été introduit par les tchèques, et vulgarisé par le cinema. Mais cela dégrade l'absinthe et déteriore son gout.
Remember kids : "friends don't let friends burn absinthe"

On parle d'une boisson à mon sens formidable, parce qu'il existe une forte diversité dans les goûts : selon deux grands axes, anisées et herbacées, et avec beaucoup de variantes

  • Absinthes plutôt douces ou fortes (bizarrement, l'excellente absinthe de Marylin Manson, la mansinthe, est une herbacée extrêmement douce)
  • Fruitées ou plus sur les plantes
  • Plus ou moins amères
  • Avec d'autres notes plus caractéristique de telle ou telle absinthe : résine, fruits, fleurs, confiseries...


Je vous livre pour une même absinthe, la coquette, deux analyses, là encore, une de Luc Santiago Rodriguez, et la mienne :

Luc Santiago Rodriguez

Une avalanche de saveurs qui ne laisse pas le temps aux papilles de faire le tri au début. C'est définitivement une absinthe herbacée car l'anis vert, d'ordinaire vivace en attaque dans l'absinthe, n'est pas ici très perceptible. Cette entrée en matière est l'esquisse d'un développement aromatique bien marqué qui s'oriente vers la plante d'absinthe. L'impérieuse Artemisia préside, accompagnée de légères notes fruitées confites et de touches florales aériennes : le mariage des plantes n'en laisse aucune prendre l'ascendant. Fraîcheur herbacée, aromes fruités du fenouil et d'alcool de vin goutu (rapellant celui des grandes absinthes historiques) : le profil herbacé est nouveau dans le paysage des absinthes actuelles. Pas aussi végétal que la Belle Amie, mais beaucoup plus printanier. Alliance surprenante de force et de douceur, La Coquette dévoile surtout une intensité aromatique peu commune. Les arômes sont puissants et concentrés, directs et cependant très fins : une main de fer dans un gant de velours ! On songe fortement aux références du genre...

Aggelos

Je parlais de feu d'artifice donc. Sachez le, chaque mise en bouche est impérieuse. Ce n'est pas une absinthe timide, elle réclame de l'attention. Mais la garce est généreuse. Un peu jeune, la petite pointe d'anis se suit tout de suite par les teintes d'agrumes ou de fruits confits, et teintes florales (et je regrette de n'avoir pas encore le palai assez fin pour tout découvrir, il me faudra encore du temps). Ce premier déploiement est rejoint en bon temps par l'amertume de la plante, qui... Je ne sais pas comment l'exprimer autrement, mais pour ceux qui comprendront, c'est la marque de la différence entre un écrivain mature et avec un vécu riche par rapport à un écrivain un peu jeune. Une sorte de force de caractère.

C'est oxygénée et vieillie un peu qu'on retrouve ce que Chris disait : le miel en premier, qui accompagne les fruits sur une longue note ronde, et au retour de la plante, donne l'impression de se changer en verveine. Un pur régal.

Je ne suis pas très amateur de boissons trop sucrées, donc mon conseil serait sans doute de réduire le sucre au strict minimum (avec le temps, un demi sucre devient presque de trop dans mes gouts, il sature mes papilles et ne me permet pas de gouter les notes les plus ténues) pour ceux qui partagent ce gout.

Feu d'artifice donc, parce que c'est une absinthe avec une magnifique chorégraphie pyrotechnique : de l'ouverture, avec des petites effluves de feux du bengale, deux marrons d'air pour l'anis, quelques petites bombes en grappe pour les fruits, et les grosses bombes pour la plante, avec un bouquet final qui ne se révèle qu'avec le temps.

La voie du collectionneur
L'amateur de beaux objets va parfois s'enticher pour les objets d'époque, et Dieu sait qu'ils sont nombreux : cuillers, pichets, fontaines, verres, coupes à sucre, brouilles, topettes, mais aussi affiches, objets publicitaires, etc.

Marie Claude Delahaye a rédigé un ensemble d'excellents livres sur ces sujets. Mais c'est un chemin semé d'embuches : étant donné que le simple mot "absinthe" peut faire doubler le prix d'un objet (qui peut être d'hors et déjà relativement élevé), il y a un véritable marché de la contrefaçon et du faux ami (on vous vendra une cuiller a sucrer ou une fourchette comme cuiller à absinthe, ou un verre à sirop comme un verre d'époque).

Cela dit, on a parfois le plaisir d'une affaire, et le plaisir d'avoir un vrai objet d'époque, d'excellente facture, pour un prix inférieur aux reproductions. C'est une affaire d'oeil, d'habitude, etc.
Les audacieux tenteront e-bay, qui est rempli de contrefaçons, les traditionnalistes et rétrogrades, comme votre serviteur, préfèreront les brocantes.

Le pari
Pour ceux qui me lisent avant demain soir, il y a un bar à côté du point de rendez vous du Paris-Carnet qui est spécialisé entre autres dans les absinthes, et en vend des très bonnes. Je vais m'y rendre pour gouter une Jade (les Jade sont des absinthes haut de gamme façonnées d'après des recettes historiques par l'ex bio-chimiste de la Nouvelle Orléans Ted Breaux) avant peut-être de l'acheter ce week end. J'invite quiconque est curieux à me suivre avant d'avoir mangé (pour savourer au maximum), et je m'engage à vous choisir un verre selon vos gouts.

Les liens

Si vous êtes curieux, et parce que je suis très loin d'avoir couvert le sujet, je vous renvoie aux liens suivants :

Errare Clementum Est

Rarement été aussi content de m'etre planté sur toute la ligne. Au temps pour moi, les Etats Unis sont bel et bien une démocratie, et une démocratie qui sait faire un choix correct de temps en temps

Sourire

Il est des cadeaux que l'on offre
Et de cadeaux de la vie, sourire
Sourire à tout, parce que le sourire
Est le baume de l'ame le baume du coeur

La mort rigolarde elle même qui blanchira
Les os de nos cranes en rictus éternels
Mérite que dans la grande farce au lieu des larmes
Un sourire on lui accorde, elle est moins terrible.

Sourire parce que même si je ratais ma vie
Tant que lèvres élevées je ne rate que la mienne
Sourire parce que dans les moments gratuits de joie
C'est la seule réponse
Parce que dans les moments de peine
C'est la seule réponse
Et dans tous ces autres moments de silences de l'émotion
S'il faut ou non une réponse c'est celle que je choisis.

Sourire parce que j'offre,
Même si je n'ai rien que mes chaussures
Qu'un vieu chapeau et des vêtements élimés
Sourire parce que je peux offrir quand même

Sourire seulement pour sourire

Si on faisant des bâtiments comme de l'informatique aujourd'hui

Petit article humoristique : le but de l'exercice est de construire une maison. Voyons comment ce serait fait si c'était traité comme dans l'informatique

Lire la suite...

On va enfin savoir la couleur de ce macaron

Petit billet rapide façon twitter, vu que je n'utilise pas twitter, et que je ne veux pas utiliser twitter.
Voila un petit test qui fait mal aux yeux.

Alors Muriel, ma chérie, si tu fais pas moins de 4 au premier coup, et/ou que ton imprecision est dans la gamme du rose/violet, qu'il soit dit une fois pour toute que ce macaron était violet

Vu qu'on fait dans les messages persos, je souhaite à Mitt de passer une excellente fin de voyage (je fais un week end chez toi quand tu reviens pour que tu me racontes tout), et s'il te plait, fais un poutou à Esther :)

Chaine (encore ?)

J'étais en train de murir dans ma tête un article un peu humoristique, mais il s'avère que l'autre verte là, non seulement elle me colle des chaînes, mais en plus elle me harcelle par téléphone pour me dire que j'y réponds pas... Tssk tssk tssk.

Brééééééééééééééf, voila l'intitulé, ouvrez les guillemets, avec moultes précautions parce que visiblement ça se veut contagieux.

Listez sept chansons que vous aimez en ce moment. Peu importe leur genre, ou si elles ont des paroles, ou même si elles sont bonnes ou non, mais elles doivent absolument être des chansons que vous aimez vraiment en ce moment. Postez ces instructions sur votre blog avec vos 7 chansons. Puis taguez 7 autres personnes pour voir ce qu’ils écoutent.


Tu sais, genre j'aime des chansons, j'écoute de la musique et tout... Ouais, chuis trop un punk. Bah on est partis, que voulez vous

  1. Le poufre - La grande échelle. Ne cherchez pas à savoir d'où je sors ça, mais si vous vous dites que c'était suite à tuyau, vous êtes pas loin. Bréf, coup de coeur, dans tous les sens, y compris calembouresques, du terme
  2. Pep's - Liberta. Le clip est à voir aussi, mais je vous le mettrai pas, j'ai pas accès à Youtube. Oui, j'ai besoin de sucre et de calins en ce moment, ces petites chansons mélancolo-romantiques, ca me va bien au moral
  3. Donc, pas de surprise, et comme ma Kerdie, j'aime beaucoup Amélie les crayons, et un peu, mais moins, Aldebert. Par contre, ensemble, ca donne Quelle heure est-il ?, et c'est très beau je trouve. De toute façon Amélie les Crayons, c'est bien, mangez en. La chanteuse à une voix que j'adore. Pas nécessairement extraordinaire, mais juste, une voix d'interprete, pas une voix de beugleuse.
  4. Je ne m'en lasse pas. Je l'ai découverte il y a un an, et je vous en avais parlé, mais Gone de Jack Johnson ça me parle toujours autant. C'est un peu mon repère, mon phare vers ma personnalité dans le monde dans lequel je vis.
  5. En ce moment je joue à une espèce de jeu de rôle en ligne, dans lequel pour diverses raisons je joue certains personnages extrêmement sombres. Donc je cherchais des musiques pour orienter mon esprit quand j'écris pour ces personnages. Je suis tombé sur Something I Can Never Have de Nine Inch Nails. Finalement, c'est un titre de chanson qui me va bien, certains comprendront.
  6. Bon, là ça commence à virer au sinistre. Alors pour tous ces trucs qui s'utilisent comme un narguileh, c'est à dire avec de l'eau dedans et un appel d'air qu'on crée en appuyant sur le petit trou à intervales réguliers en maintenant l'aspiration, je dis que c'est dommage parce que c'est moins fun sans les bons produits, mais quand même, faudrait légaliser, hein Ska-P ? En dehors de toute considération politique foireuse, je trouve cette chanson terriblement festive :)
  7. Et toujours dans le cadre du jeu, j'ai un personnage qui a un peu la finesse d'un mec bourré à cinq heures du mat' au sortir d'une boite devant une fille seule, donc bon, pour se mettre dans l'ambiance, quoi de mieux que le bon vieux, bien plan plan All Star de Smash Mouth ?


Après c'est pas tout ce que j'écoute. Sunny m'a filé du RHPS en toutes les langues du monde, je me marre sur les Frères Jacques, j'écoute toujours du blues brothers, ma dose sempiternelle de Yoko Kanno et tout.
Voila voila, c'est fait.
Et je tue cette chaine. Na

Currently drooling

A l'annonce de la sortie du Dell Mini Inspiron 9, j'ai bavé un peu : un ultra-portable dans ma gamme de prix (oui, je n'achete pas d'ordis à plus de 400€, c'est une manie chez moi). Donc je suis allé sur le site de Dell (la traduction est une horreur, enfin bon). Constat : alors qu'aux US, il n'existe qu'avec Ubuntu, en France, on est obligé de l'acheter avec un windows XP familial. Bouh, ai-je envie de dire.

Mais sont sympa chez Dell, on peut chatter avec eux, très cordialement

1:50:39 Customer Aggelos
Question Initiale/Commentaire: Le mini inspiron 9 sera-t-il bientot disponible avec l'OS Ubuntu comme pour l'offre américaine ?
1:50:54 Agent XXXXXXXXX
Bonjour ! Bienvenue sur le service d’aide à l’achat en ligne de DELL !
1:51:04 Customer Aggelos
Bonjour
1:51:44 Agent XXXXXXXXX
cela est prévu prochainement
1:52:34 Customer Aggelos
Merci. Vous avez un ordre de grandeur du délai ? Le prix sera-t-il équivalent, ou légèrement inférieur pour prendre en compte la license gratuite d'un OS open source ?
1:53:15 Customer Aggelos
(la réponse à la deuxieme question est critique vis à vis de mon intention d'achat :) )
1:55:06 Agent XXXXXXXXX
navrée , le pricing n est pas encore fait
1:55:16 Agent XXXXXXXXX
l' offre n existe pas actuellement
1:55:42 Customer Aggelos
Tres bien, je vous remercie pour ces informations, je patienterai encore un peu pour me décider.
1:55:47 Customer Aggelos
Excellente journée a vous
1:56:10 Agent XXXXXXXXX
à vous de meme

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